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Selon le maire Labeaume

Pas de négo pour un centre antiradicalisation à Québec

Stéphanie Martin | Agence QMI

JEAN-FRANCOIS DESGAGNES/JOURNAL

Il n’y a aucune discussion entre la Ville de Québec et le Centre de prévention de la radicalisation, soutient Régis Labeaume, contredisant le président de l’organisme établi à Montréal.

«Ce n’est pas la première fois qu’on entend le président dire qu’il négocie avec Québec. On répète: nous ne négocions pas avec le Centre. Nous ne voulons pas investir dans un centre à Québec.»

Herman Deparice Okomba a affirmé au «Soleil» que son organisme est toujours en négociation avec la Ville pour établir une antenne du Centre dans la capitale. Une déclaration qui a fait bondir le maire de Québec, qui revient justement d’une mission à Washington où il a énormément été question de lutte au terrorisme.

La veille encore, Régis Labeaume avait martelé que Québec ne veut pas centrer ses efforts sur la prévention de la radicalisation, mais bien sur le vivre ensemble et la lutte contre le racisme.

«Ce n’est pas le message qu’on veut envoyer à la population. Pour la déradicalisation, la police de Québec travaille avec le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Capitale-Nationale et avec d’autres partenaires. Ils sont organisés pour faire ça. On n’a pas besoin du Centre. Quand il dit ça, il fausse notre message. On lui a dit non deux fois plutôt qu’une. Il dit toujours qu’il négocie avec nous autres. C’est faux.»

Réseau de l’ONU

La Ville de Québec travaillera plutôt sur le vivre ensemble grâce à un partenariat avec le Strong Cities Network, un réseau indépendant de 120 villes mis en place par l’ONU et qui accompagne les communautés dans la recherche de solutions pour lutter contre le terrorisme.

Il n’y a pas de phénomène de radicalisation observé à Québec, affirme Régis Labeaume. «Si ça arrive, la police va être au courant.»

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