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Caucus présessionnel

Trudeau plaide en faveur du mouvement #moiaussi

Guillaume St-Pierre | Agence QMI

Justin Trudeau a plaidé en faveur du mouvement #moiaussi, dimanche, alors que son député Kent Hehr fait l’objet d’une enquête pour des allégations d’inconduites sexuelles envers les femmes.

«Nous défendrons toujours les femmes. #moiaussi, la Marche des femmes, ce ne sont pas des campagnes discrètes pour le changement social, a déclaré le premier ministre devant ses députés réunis à Ottawa en vue de la reprise des travaux parlementaires, lundi. Il s’agit d’un mouvement dont l’heure est venue. Le harcèlement sexuel est un problème systémique, et il est inacceptable.»

Il y avait un absent de taille dans la salle : le député Kent Hehr.

L’ancien ministre des Sports et des Personnes handicapées a démissionné de son poste jeudi dernier en raison d’allégations de comportement inapproprié envers les femmes alors qu’il était député provincial en Alberta, de 2008 à 2015.

M. Hehr est toutefois toujours membre du caucus libéral.

Avant la rencontre, des journalistes ont demandé à plusieurs élus libéraux pourquoi M. Hehr était-il toujours le bienvenu alors que d’autres ont rapidement été expulsés par le parti lorsque des allégations semblables ont surgi.

C’est notamment le cas de Darshan Kang, qui a quitté le caucus libéral en août après avoir été visé par des allégations de harcèlement sexuel

La ministre des Institutions démocratiques Karina Gould s’est dite «à l’aise» avec le fait de siéger avec M. Hehr, malgré les allégations.

La ministre québécoise Mélanie Joly a quant à elle insisté sur l’importance de respecter l’enquête en cours pour qu’il y ait une «équité procédurale dans le respect des victimes, mais aussi dans le respect des personnes qui sont visées par les allégations».

Le bureau du premier ministre a confié à une firme externe le soin d’enquêter sur les allégations faites à l’endroit de Kent Hehr.

La semaine dernière, une ex-employée de M. Hehr a écrit sur Twitter que ce dernier avait l’habitude de faire des allusions sexuelles aux femmes qui travaillent avec lui dans son bureau.

M. Herh aurait entre autres dit à la femme en question qu’elle était «succulente» lorsqu’ils étaient seuls dans un ascenseur.

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