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Rapport sénatorial

Le Québec en retard sur les voitures autonomes

Boris Proulx | Agence QMI

Tant Québec qu’Ottawa sont en retard sur l’encadrement des voitures autonomes au moment où leur apparition fait craindre pour la sécurité du public, note un rapport sénatorial déposé lundi.

«L’Ontario permet l’utilisation à titre expérimental de certaines villes, certaines rues, pour des autos automatisées. Le Québec n’est pas encore du tout rendu là, et il le faut absolument», indique le sénateur québécois Dennis Dawson.

L’Alberta et la Colombie-Britannique ont aussi pensé à la question, note-t-il.

Avec ses collègues Pierre-Hugues Boisvenu, et Patricia Bovey, il a déposé lundi un rapport intitulé Paver la voie : technologie et le futur du véhicule automatisé.

Comme Uber

Selon les sénateurs, les provinces sont mal préparées pour le jour où une compagnie lancera sa voiture autonome, tout comme elles étaient mal préparées lors de l’arrivée du service de covoiturage commercial Uber.

Leur rapport souligne les risques que posent les véhicules autonomes pour la cybersécurité, la vie privée, les pertes d’emplois et l’étalement urbain, notamment.

Il souligne l’importance d’une «grande collaboration» entre le fédéral et les provinces pour que les règles ne soient pas différentes d’une province à l’autre lorsque ces véhicules circuleront.

En tout, 16 recommandations ont été formulées par les sénateurs du Comité permanent du Sénat sur les Transports.

Les ministres Marc Garneau (Transports) et Navdeep Bains (Innovation, Sciences et Développement économique) ont indiqué par communiqué que ce rapport les guidera leur travail en cours sur cette technologie.

Une réunion entre les ministres des Transports des provinces a justement lieu le même jour à Ottawa, et le sujet des voitures sans conducteur devrait être discuté.

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