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École de l'Escalade

Des élèves humiliés par une employée du service de garde

Simon-Pier Ouellet | Agence QMI 

Une responsable du service de garde d’une école primaire de l’Outaouais aurait humilié plusieurs élèves en les faisant parader dans l’école en imitant des bruits de train.

Quatre membres du personnel de l’école de l’Escalade à Gatineau ont raconté sous le couvert de l’anonymat les situations dont ils sont témoins depuis plusieurs années. La responsable du service de garde a été retirée de son poste le temps de l’enquête.

Mercredi dernier, elle aurait fait parader de manière humiliante un groupe d’une quinzaine d’élèves de 5e et 6e années, parce qu’elle les jugeait turbulents.

Peur

La responsable aurait poussé l’audace jusqu’à les faire crier des bruits de train en se tenant les uns les autres. Elle aurait également frappé à plusieurs portes de salles de classe ainsi qu’au salon du personnel pour s’assurer qu’on les voit.

«C’est de l’intimidation. Les enfants étaient en larmes. Dans leurs yeux, on voit que les enfants ont peur de cette dame-là», raconte une employée.

La femme suspendue n’en serait d’ailleurs pas à ses premières frasques depuis son embauche à l’école il y a quatre ans.

Elle aurait notamment déjà attaché les pieds et les mains de deux enfants avec du ruban adhésif pendant une retenue.

«Lorsqu’elle a entendu que les parents étaient arrivés, elle s’est empressée de courir jusque dans la salle de classe pour couper le ruban», explique un autre membre du personnel.

Elle aurait aussi tiré une jeune fille en crise par les jambes jusqu’au gymnase.

Plainte à la police

À la suite de ces allégations, la Commission scolaire des Draveurs a qualifié l’incident de mercredi dernier d’une «erreur de jugement» et a décidé de retirer la responsable du service de garde de ses fonctions.

La police de Gatineau a aussi ouvert une enquête après avoir reçu une plainte.

Le président du conseil d’établissement, Romain Vanhooren, estime que les parents veulent connaître rapidement les conclusions de l’enquête interne et souhaite que celle-ci porte sur l’ensemble des agissements allégués de l’employée et non seulement sur l’incident de mercredi.