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Nouvelles technologies

Metro se prépare à la hausse du salaire minimum

Matthieu Charest | Journal de Montréal

À 14$ de l’heure en Ontario et bientôt à 12$ de l’heure au Québec, les hausses du salaire minimum pourraient affecter les marges de profits de l’épicier.

C’est la question des hausses des salaires minimums dans les deux grandes provinces canadiennes qui a surtout marqué la conférence de presse de Metro en marge de son assemblée générale annuelle.

Les hausses successives à 15$ de l’heure en janvier 2019 en Ontario et à 12$ de l’heure en mai 2018 au Québec pourraient venir gruger les marges de profits déjà réputées faibles dans le secteur de l’alimentation.

Mais ces augmentations « sont un enjeu qui affecte toute l’industrie, pas seulement nous », réplique Eric R. La Flèche, président et chef de la direction de la bannière québécoise. C’est sûr que ça aura un impact. La technologie va devoir jouer un rôle » pour pallier cet enjeu dit-il.

Seulement en Ontario, la hausse du salaire minimum décrétée au début janvier va entrainer des coûts supplémentaires pour Metro de 35 à 50 millions $ en 2018. Et puisque la majorité des magasins ontariens sont corporatifs, c’est la chaîne qui devra encaisser le coup.

Pour gérer ce défi, le président a mentionné que « certaines heures d’ouverture dans les magasins ontariens seront revues à la baisse, que la productivité devra augmenter et qu’un contrôle des dépenses est effectué département par département ».

Nouvelles technologies

Les nouvelles technologies vont prendre de plus en plus de place en magasin afin de hausser la productivité. Les caisses en libre-service tout comme les étiquettes de prix électroniques sur les tablettes devraient augmenter. Un projet pilote de type « scan and go » où les gens balaient les codes barres avec un scanneur et ramassent leur épicerie plus tard serait aussi à l’étude.

Quant à l’épicerie en ligne, « il s’agit d’un marché microscopique, dit Eric R. La Flèche. Ça va continuer de croître et nous avons des projets en ce sens. » Rien de concret toutefois pour l’épicier qui ne se sent pas menacé par les compétiteurs qui misent sur ce modèle, notamment le fameux cas du marchand en ligne Amazon qui a acheté la bannière Whole Foods.

Cartel du pain et nouveaux axes de croissance

Le président et chef de la direction a préféré prendre ses distances dans l’affaire du cartel du pain. Rappelons que le Journal rapportait en décembre dernier que Loblaw et Weston avaient déclaré qu’un arrangement de fixation du pain emballé avait cours dans toute l’industrie. Des propos qu’avaient catégoriquement niés Metro et d’autres joueurs. M. La Flèche a simplement qualifié de « particulier » que cette affaire soit devenue une opération marketing alors que Loblaw offre des cartes cadeaux en magasin à titre d’excuses.

Le président a plutôt profité de sa tribune pour vanter l’acquisition de Jean Coutu et l’ouverture prochaine de deux magasins Adonis.

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