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Négociations

Le Canada veut inclure les voitures électriques et autonomes dans l'ALENA

Agence QMI

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JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Le Canada a proposé, lors de la dernière ronde de négociation de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), d'inclure les voitures électriques et autonomes dans le traité de libre-échange.

En entrevue avec Bloomberg, la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a expliqué que le Canada a proposé que les constructeurs automobiles reçoivent plus de crédits dans le calcul du contenu local entrant dans une voiture pour les modèles électriques et autonomes. Ce serait, selon elle, une façon de garder des emplois de haut niveau et d'encourager l'innovation en Amérique du Nord.

La ministre Freeland a aussi suggéré d'offrir plus de crédits lorsque les constructeurs utilisent des pièces fabriquées à partir d'acier et d'aluminium nord-américain.

Le représentant au Commerce des États-Unis, Robert Lighthizer, a toutefois rejeté ces suggestions lundi, lors de la clôture de la sixième ronde de négociation à Montréal. Selon lui, ces propositions auraient pour effet de faire diminuer le nombre d'emplois dans le secteur automobile. «C'est l'opposé de ce que nous essayons de faire», a-t-il affirmé.

Les négociations sont particulièrement difficiles sur la question de la provenance des pièces entrant dans la composition d'une voiture. Les États-Unis souhaitent resserre les règles, faisant en sorte qu'au moins 85 % du contenu d'une voiture soit produit au sein de l'ALENA et que 50 % des pièces proviennent des États-Unis. Le Canada et le Mexique ont rejeté cette idée.

La prochaine ronde de négociation entre le Canada, les États-Unis et le Mexique se tiendra à partir du 26 février à Mexico.

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