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Accommodements

Les paons ne sont pas des animaux de support, tranche United Airlines

Agence QMI

Capture d'écran Instagram: @dexterthepeacock

Confronté à de plus en plus de demandes d'accommodement pour des animaux dits «de support émotionnel», United Airlines a jugé qu'une cliente a poussé le bouchon trop loin en cherchant à embarquer sur son vol avec son paon de compagnie.

Selon le «Washington Post», une cliente de la compagnie aérienne a bel et bien tenté de voyager avec l'oiseau en cabine. Toutefois, elle a été rabrouée à son arrivée à l'aéroport de Newark, où elle s'était présentée avec son somptueux volatile, même si la compagnie l'avait déjà avisée à plusieurs reprises qu'il ne serait pas accepté dans l'avion.

Selon ce qu'a indiqué la compagnie aérienne au «Post», la propriétaire du paon a aussi omis d'amener des documents médicaux prouvant que l'oiseau lui sert bel et bien de support émotionnel.

Pour sa part, Dexter le paon, qui possède son propre compte Instagram, a expliqué qu'il avait passé six heures à l'aéroport à attendre de pouvoir prendre son vol vers Los Angeles, en vain.

Ces derniers temps, différentes compagnies aériennes ont entrepris de réviser leur politique en matière d'animaux de support, alors que certains clients profitent de la loi pour amener en cabine des chiens non dressés, des cochons ou, encore, des canards.

Selon ce qu'a indiqué la compagnie Delta Airlines au «Washington Post», 250 000 animaux dits «de support émotionnel» ont été transportés sur ses vols l'an dernier, une hausse de 150 % par rapport à 2015. Le nombre d'incidents impliquant des animaux, allant des dégâts aux morsures, a pratiquement doublé depuis 2016.

Les compagnies aériennes doivent, en vertu d'une loi de 1986, permettre aux animaux de support émotionnel d'accompagner leur maître gratuitement. Une preuve médicale attestant du rôle de l'animal peut être exigée, mais ces documents sont aisément contrefaits, a expliqué le «Post».