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Temps supplémentaire obligatoire

Barrette blâme le discours négatif des syndicats pour expliquer le recrutement déficient d’infirmières

Charles Lecavalier | Agence QMI

Gaétan Barrette blâme les syndicats et leur discours négatif qui nuit au recrutement d’infirmières et encourage le «cercle vicieux» du temps supplémentaire obligatoire.

«L’enjeu, la solution passe par plus de personnel à temps plein et que le problème est que le personnel disponible ne les prend pas, ça se peux-tu que quelque part, le problème soit le message», a déploré Gaétan Barrette jeudi à l’entrée du caucus présessionnel du PLQ à l’Assemblée nationale.

Le ministre de la Santé cite en exemple une série de publicités de la FIQ, qui dénoncent dans une bande dessinée l’épuisement professionnel dont souffrent ses membres dans les centres hospitaliers.

Gaétan Barrette estime qu’il s’agit d’une campagne «hyper négative»: «on peut-tu avoir un message positif et constructif pour le personnel et les patients de notre réseau», a-t-il pesté.

Blâme envers les médias

Le «cercle vicieux» dont il parle est le suivant: les infirmières n’appliquent pas sur les postes à temps plein affichés pour éviter de faire du temps supplémentaire obligatoire (TSO). Mais la solution pour réduire au minimum le TSO est l’embauche d’infirmière dans des postes à temps plein.

Il demande donc aux syndicats d’avoir un discours positif.Il estime que le TSO est un phénomène «exceptionnel», plus rare que ce que laissent entendre les syndicats.

«L’exception, on donne l’impression que c’est la norme. Ce n’est pas la norme. Mais ça arrive et je ne le souhaite pas», a-t-il expliqué.Il s’en est aussi pris aux médias, qui ont critiqué selon lui les campagnes de recrutement du ministère de la Santé. «On a fait des campagnes de publicité que vous avez descendues en flamme», a-t-il déploré lors du point de presse.

Contrairement à Couillard

Contrairement à M. Couillard, qui affirmait la veille qu’il était prêt à entendre «d’autre façon de faire pour diminuer la charge de travail des infirmières», Gaétan Barrette se replie sur la convention collective signée avec la FIQ il y a deux ans.

«Je ne peux pas mettre de mots dans la bouche de mon premier ministre, mais revenons à la case départ. Dans les négociations, les solutions ont été identifiées et acceptées. Encore faut-il que ça se réalise», a-t-il expliqué.

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