/news/politics

Postes à temps plein à combler

Couillard invite les infirmières à se prendre en main

Charles Lecavalier | Agence QMI

Pour améliorer leur sort, les infirmières doivent cesser de voir négativement les postes à temps plein et poser leur candidature, croit Philippe Couillard.

«C'est à elles de se le dire ensemble: O.K., on va remplir tous les postes à temps complet qui sont disponibles, on va juger de l'impact sur le fameux TSO, le temps supplémentaire obligatoire, et, s'il faut aller plus loin, on ira plus loin avec notre partenaire gouvernemental», a dit le premier ministre jeudi lors d’un point de presse au terme du caucus présessionnel du Parti libéral du Québec (PLQ).

«Ça fait des années que les infirmières disent: bien, il faut nous donner plus de postes à temps complet pour avoir moins de temps supplémentaire. On le fait, puis les gens n'appliquent pas sur les postes», a affirmé M. Couillard.

Depuis le cri du cœur d’une jeune infirmière, Émilie Ricard, sur les médias sociaux, et de plusieurs «sit-in» dans des hôpitaux du Québec, le gouvernement Couillard tente d’expliquer pourquoi il est incapable de combler des postes à temps plein d’infirmières dans le réseau.

Critiques répétées

M. Couillard et son ministre de la Santé Gaétan Barrette croient que ce sont les critiques répétées du système de santé qui refroidissent les travailleurs.

«Lorsqu'on dépeint continuellement une image négative du réseau de la santé et même des postes à temps plein, bien, on arrive à des résultats comme ça», a dit le premier ministre.

Alors qu’à l’époque où il exerçait la médecine, les postes à temps plein étaient vus comme un «rêve», ils sont aujourd’hui perçus négativement en raison du temps supplémentaire obligatoire, a-t-il déploré. Il ne croit pas toutefois que ce soit une question de conditions de travail et de salaire. Pour les deux médecins, le «cercle vicieux» est le suivant: les infirmières ne postulent pas aux postes à temps plein affichés, pour éviter de faire du «temps supplémentaire obligatoire» (TSO). Mais la solution pour réduire au minimum le TSO est l’embauche d’infirmières dans des postes à temps plein.

Plus tôt en journée, son ministre de la Santé, Gaétan Barrette, avait pointé du doigt une campagne publicitaire de la FIQ, qui dénonce l’épuisement professionnel dont souffrent ses membres dans les centres hospitaliers pour justifier la difficulté de recruter des infirmières dans des postes à temps plein. Gaétan Barrette estime qu’il s’agit d’une campagne «hyper négative»: «On peut-tu avoir un message positif et constructif pour le personnel et les patients de notre réseau» a-t-il pesté.

Dans la même catégorie