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Le député du NPD sous enquête

Harcèlement : Erin Weir était surnommé Erin «Weird» à Ottawa

TVA Nouvelles

Une ancienne employée du Parlement d’Ottawa n’a pas étonnée d’apprendre jeudi qu’Erin Weir, du NPD, était le député qui était visé par une allégation de harcèlement.

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Le chef des néo-démocrates, Jagmeet Singh, a dit avoir un reçu un courriel concernant du harcèlement, pas une inconduite sexuelle, au sujet du député Weir. Le député de la Saskatchewan a été suspendu temporairement de ses fonctions le temps qu’une enquête soit menée sur son cas.

Pour Camille Goyette-Gingras, une ancienne employée du Bloc québécois à Ottawa, la nouvelle n’a rien de surprenant. Dans un message publié sur Twitter immédiatement après la conférence de presse du NPD, elle explique qu’elle se «cachait» d’Erin Weir dans les couloirs du Parlement.

Mme Goyette-Gingras a renchéri plus tard sur les ondes de LCN en affirmant qu’à Ottawa, les comportements du député lui ont valu le sobriquet d’Erin «Weird» (bizarre).

«Il n’y avait pas de comportements déplacés, mais c’est dans l’insistance, note-t-elle. On parle de comportements qui sont insidieux, qui sont répétés et qui sont systématiquement dirigés vers de jeunes employées.»

Elle explique que lors d’événements politiques, elle avait recours à des amis pour l’aider à se sortir de longues conversations insistantes avec M. Weir.

«Ça fait état du malaise qu’il y avait autour de cette personne-là et de ses comportements. D’autant plus que c’était su.»

L’ancienne attachée de presse du Bloc québécois rappelle que les femmes sont particulièrement vulnérables dans ce milieu majoritairement composé d’hommes et qu’il est important que les victimes de comportements déplacés s’expriment pour y mettre fin.

«La question de la vulnérabilité des employées politiques me tient très à cœur, parce qu’on ne veut pas dénoncer, on ne veut pas nuire à notre parti et on ne veut pas être dans les médias. Notre rôle, c’est d’être derrière, nous ne sommes pas les élus qui vont devant les caméras.»

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