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Avant de se faire une idée

Incident de Maniwaki : deux avocats invitent la population à la prudence

TVA Nouvelles

Deux avocats suggèrent à la population d’attendre les conclusions de l’enquête sur l’incident de Maniwaki avant de se faire une idée définitive sur ce qui s’est passé.

Un jeune homme de 18 ans a été atteint à la tête mercredi par une balle tirée par un constable spécial du palais de justice de Maniwaki au terme d’une altercation.

La victime devrait s’en sortir puisque le coup de feu n’aurait causé aucun dommage au cerveau, selon la famille.

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Le criminaliste Jean-Pierre Rancourt et l’avocat François Vigeant étaient tous deux les invités de Denis Lévesque jeudi.

«Ça fait longtemps que je déplore le manque de sécurité dans nos palais de justice», a affirmé d’entrée de jeu Me Rancourt.

Il comprend mal que le constable spécial et les agents de sécurité venus en renfort n’aient pas été en mesure de maîtriser le prévenu qui n’était pas armé.

«On est cinq individus et on n’est pas capable de le maîtriser à moins de tirer un coup de feu. Je ne comprends pas ça.»

En dernier recours

L’avocat François Vigeant est d’accord avec le fait que l’arme à feu devrait être utilisée en tout dernier recours dans une telle situation. Mais il lance une mise en garde.

«Faites bien attention avant de vous faire une idée trop vite. (...) La partie filmée est toujours la partie défavorable à l’agent. Il y a toute une histoire avant l’histoire», dit-il.

Me Vigeant affirme qu’on n’a aucune idée pour le moment des motifs réels qui ont poussé le constable à utiliser son arme. Il invite le public à être prudent avant de sauter aux conclusions. Selon lui, aucun des éléments qui pourraient disculper l’agent n’est disponible à ce stade-ci de l’enquête.

Par ailleurs, Me Rancourt pense que les agents de sécurité qui arrivent en renfort au constable spécial dans la vidéo ne sont pas formés pour procéder à des arrestations. Leur rôle consiste à assurer le calme dans les palais de justice.

«On voit sur les images, on dirait qu’ils s’approchent, qu’ils tremblent et qu’ils ne veulent pas entrer», illustre Me Rancourt.

Les deux avocats dénoncent enfin les mesures de sécurité dans les petits palais de justice en région. Me Rancourt prédit que d’autres drames vont s’y dérouler si rien n’est fait.

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