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Procès de Nathalie Normandeau

Le climat de travail est «pourri» à l’UPAC dénonce un ex-policier

Jean-Luc Lavallée | Agence QMI

PIERRE-PAUL POULIN/AGENCE QMI

Le climat de travail «pourri» à l’UPAC ne serait pas étranger aux nombreuses fuites d’éléments d’enquête dans les médias, selon l’ex-policier Richard Despatie qui nie personnellement toute implication.

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«Ça fuite de partout !», a-t-il lancé lors de son témoignage en matinée au procès de Nathalie Normandeau et Marc-Yvan Côté, jeudi, dans le cadre de l’audition de la requête de la défense en arrêt des procédures.

À l’instar du député libéral Guy Ouellette et de l’enquêteur Stéphane Bonhomme, M. Despatie est soupçonné par l’UPAC d’avoir coulé des informations à la presse. Son domicile a lui aussi fait l’objet d’une perquisition le 25 octobre dernier.

«Une demi-heure après, les journalistes étaient devant chez-nous. Ce n’est pas moi qui a appelé les journalistes pour venir chez-nous filmer ma maison... Je n’ai absolument rien à me reprocher», a-t-il clamé.

Visiblement amer, M. Despatie en avait long à dire contre son ex-employeur qui l’a congédié injustement, selon lui, en juillet 2016. Depuis, il se «bat» pour le contester. «C’est une revanche de M. Pelletier (un supérieur) mon congédiement. On va le prouver en arbitrage», a-t-il laissé tomber.

«Je n’ai jamais à parlé à (Louis) Lacroix (de Cogeco et L’Actualité). Ce que je vis, je n’y crois pas mes yeux». Il dit n’avoir «aucune idée» de l’identité du fameux «Pierre» qui a contacté le journaliste pour lui offrir la preuve policière dans le dossier de Nathalie Normandeau. «S’ils avaient été vigilants, ils auraient fait les tours cellulaires. C’est une enquête bâclée», a-t-il lâché.

Lafrenière embauche «ses chums»

M. Despatie n’a pas été tendre avec le commissaire de l’UPAC, Robert Lafrenière, qui a embauché «ses chums» à la suite de «concours pipés», a-t-il déclaré sous sermet. Ulcéré d’entendre M. Lafrenière dire aux parlementaires que «tout va bien» à l’UPAC, il admet s’être alors confié au député Ouellette.

«C’est des mensonges continuellement (...) L’ambiance est pourrite (sic). Il faut que vous sachiez qu’en 2016, les trois syndicats à l’UPAC – les professionnels, les fonctionnaires et les policiers – ont rencontré les relations de travail de la Sûreté du Québec et leur ont dit : "Ça ne marche pas." Quatre secrétaires sur six ont quitté. Tous ceux qui ont porté plainte pour harcèlement psychologique ont des ententes de confidentialité. Je me bats pour avoir le rapport.»

M. Despatie était analyste-enquêteur au Centre de gestion des signalements lorsqu’il a été relevé de ses fonctions. Il a également œuvré au sein de l’escouade Carcajou entre 1995 et 2001.

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