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Liaison avec une suspecte

Un policier accusé dit n’avoir rien fait de criminel

Claudia Berthiaume | Agence QMI

archives Agence QMI

Un enquêteur de la Rive-Nord accusé d’abus de confiance craignait plus que tout que sa conjointe découvre qu’il la trompait avec une suspecte, mais estime n’avoir rien fait de criminel.

«Moi, je n’avais rien fait de mal. Ma priorité, c’était que ma femme ne le sache pas. Que mes boss me rencontrent, ça ne me dérangeait pas», a témoigné Réal Lemay jeudi.

Entre mai et octobre 2014, l’enquêteur de la Régie intermunicipale de police Thérèse-De Blainville a eu une liaison avec une femme qu’il a arrêtée sur les lieux d’une plantation de pot.

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Il aurait aussi partagé avec elle des informations concernant le dossier de production de cannabis et d’autres enquêtes.

Jeudi, l’homme de 46 ans a affirmé à la juge Michèle Toupin n’avoir eu que trois relations sexuelles avec Nancy Asselin pendant cette période.

Toutes ses autres visites chez la suspecte avaient pour but de la rassurer ou de lui expliquer le fonctionnement du processus judiciaire, a-t-il soutenu.

Contre-interrogé par Me Simon Blais, de la Couronne, l’ancien policier a maintenu qu’il considérait Mme Asselin comme une «amie».

Si Réal Lemay a dit à son amante de garder leur relation secrète, ce n’était que parce qu’il «n’avait pas les moyens de payer une autre pension», a-t-il noté.

Il avait déjà des enfants et sa nouvelle conjointe était sur le point d’accoucher.

«Ma vie passée était un tissu de mensonges et de demi-vérités. J’ai trompé toutes mes femmes», a-t-il illustré en larmes.

Déontologie

Réal Lemay avait toutefois envisagé la possibilité que ses actions le mènent devant le comité de déontologie policière.

Pour la défense, c’est d’ailleurs devant ce tribunal administratif que l’accusé devrait être jugé, et non en cour criminelle.

«Il y a des sanctions très graves en déontologie aussi. [...] S’il est acquitté ici, il n’est pas sorti du bois», a souligné l’avocate Cynthia Lacombe.

La Couronne fera valoir ses arguments lundi, au palais de justice de Saint-Jérôme.

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