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Écrasement mortel d'hélicoptère

Un travail d'enquête complexe

TVA Nouvelles

L'enquête sur le tragique écrasement d'hélicoptère qui a fait trois morts, jeudi soir à Drummondville, sera assez ardue pour les enquêteurs du Bureau de la sécurité des transports (BST).

TVA Nouvelles a appris que la collecte de données sur les lieux de l'accident est terminée, ce qui veut dire que l'enquête terrain est également terminée.

De plus, la carcasse de l'appareil a été placée en quarantaine, amenée à l'écart et placée dans un entrepôt. Personne ne pourra toucher aux débris tant que les enquêteurs ne les auront pas examinés.

Le BST a également déjà téléchargé les données météorologiques du soir du drame.

Un enquêteur à la retraite au BST qui a mené des dizaines d'enquêtes en aéronautique croit que la perte de références ou de repères visuels est à l'origine de nombreux accident.

«Si c'est un vol de nuit, on a plus de chance de perte de références avec le sol. Si la nuit était claire, donc on est à un vol visuel qui est raisonnable. S'il y a des perturbations atmosphériques, on parle de la pluie ou de la neige, le pilote embarque dans des situations encore plus difficiles. Ses réactions, son plan ou son schéma de formation vont l'amener à prendre les mesures nécessaires», explique André Turenne.

En vol à vue, si un pilote perd ses repères visuels en pleine nuit, il peut continuer de voler en moyenne 178 secondes, soit moins de trois minutes. C'est ce que rappelait Transports Canada récemment en citant une étude de l'Université de l'Illinois.

Le phénomène s'appelle la désorientation spatiale et se termine dans 91% des cas par un accident mortel.

Rappelons que le pilote et les deux passagères étaient partis de la Beauce et se dirigeaient vers Lanaudière lorsqu'ils se sont retrouvés dans une zone de fortes perturbations.

Les trois occupants de l’appareil privé sont morts sur le coup à la suite de l’écrasement survenu vers 21h près du rang Saint-Jean-Baptiste, dans le secteur de Saint-Joachim-de-Courval. Le Robinson R-44 a pris feu après l’impact.

Le pilote, Jean-Claude Mailhot, 57 ans, sa fille Janie Mailhot, 32 ans, et la copine de cette dernière, Nathalie Desrosiers, 42 ans, sont les trois victimes de cette tragédie.

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