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Unité psychiatrique fermée

Thetford Mines doit se tourner vers la France pour recruter des psychiatres

Catherine Bouchard | Agence QMI 

Le CISSS de Chaudière-Appalaches est incapable de recruter des médecins psychiatres au Québec pour l’hôpital de Thetford Mines et n’a d’autre choix que se tourner vers la France pour pourvoir les postes laissés vacants par des spécialistes en raison de problèmes d’organisation.

L’unité psychiatrique de l’hôpital de Thetford Mines a fermé ses portes pour une durée indéterminée le 17 janvier dernier.

Les trois spécialistes sur place sont partis en dénonçant des problèmes d’organisation et la pression liée à la surcharge de travail, avait alors indiqué au «Journal de Québec» la Dre Karine Iguarta, présidente de l’Association des médecins psychiatres du Québec (AMPQ).

Pas intéressé

Un comité voué à la réouverture de l’unité travaille actuellement à pourvoir les postes. Or, aucun spécialiste ne souhaite travailler à Thetford Mines.

«Pour l’instant, il n’y a pas de candidature du Québec, c’est pour ça que le comité se tourne vers outre-mer», indique Mireille Gaudreault, responsable des relations avec les médias au CISSS Chaudière-Appalaches.

Il y a 10 candidatures retenues dans le cadre de l’entente de reconnaissance mutuelle France-Québec.

Interrogée à savoir si les candidats français étaient au courant de la situation qui a cours présentement à l’unité de psychiatrie de Thetford Mines, Mme Gaudreault a répondu par la négative. Elle indique que le comité planche aussi sur l’amélioration de l’organisation du travail.

Survie de l’unité

Selon Martine Dériger, porte-parole de l’AMPQ, l’urgence est de régler la situation pour assurer la survie de l’unité de psychiatrie.

«Peu importe d’où les psychiatres viennent, ils ne pourront pas travailler adéquatement dans la situation actuelle, lance-t-elle. Tant que les problèmes ne seront pas réglés, il n’y a pas de médecins qui vont rester dans des conditions qui ne sont pas adéquates, tant pour eux que pour les patients.»

Le recrutement à l’extérieur n’est pas une grande surprise pour la porte-parole. «Les gens ici sont au courant de la situation, c’est pour ça qu’ils ne veulent pas y aller», laisse-t-elle tomber.