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Tragédie de Lac-Mégantic

La MMA écope d’une amende de 1 million $ en dommages

Caroline Lepage | Agence QMI

Ottawa pourrait avoir de la difficulté à toucher plus de la moitié de l’amende de 1 M$ imposée à la Montreal Maine & Atlantic pour l’explosion d’un train qui a déversé 4,7 millions de litres de pétrole dans le lac Mégantic.

La MMA a été condamnée lundi au palais de Justice de Lac-Mégantic à l’amende maximale de 1 million $ en vertu de la Loi sur les pêches. Cet argent devait servir à restaurer le lac Mégantic et la rivière Chaudière, contaminés par le déversement de pétrole après l’explosion du train en juillet 2013.

Or, l’entreprise est en faillite. La MMA avait cependant mis de côté 400 000 $, qui sont toujours disponibles.

«La balance du 600 000 $, je comprends qu’ils ont un délai pour payer, mais on ne se fait pas d’illusions, on a peu d’attentes», a dit Me Donald Barnabé, de la Couronne.

Le conducteur du train de pétrole qui a explosé à Lac-Mégantic, Thomas Harding, a plaidé coupable à une accusation pénale sur la sécurisation des trains et purgera six mois de détention chez lui.

Jusqu’au 5 mai, il lui sera interdit de quitter son domicile. Au cours des trois mois suivants, il pourra effectuer quelques sorties dans un cadre très strict, qui lui permettra entre autres de faire le transport de sa mère à Richmond et d’aller faire l’épicerie.

M. Harding a omis d’effectuer un test d’efficacité conforme en immobilisant son train de pétrole à Nantes, le 5 juillet 2013.

Cinq patrons coupables

Cinq patrons à la MMA, soit Robert Grindrod, Lynne Labonté, Keneth Strout, Jean Demaître et Michael Horan, ont plaidé coupables aux mêmes accusations sur la Loi de la sécurité ferroviaire.

Les patrons payeront l’amende maximale de 50 000 $ chacun, qui sera versée au Fonds Avenir Lac-Mégantic, visant à aider la reconstruction du centre-ville.

«C’est la bonne nouvelle aujourd’hui. On est contents de pouvoir adapter ces sommes-là pour les réels besoins qu’on vit ici à Lac-Mégantic», a dit la mairesse de Lac-Mégantic, Julie Morin.

Les accusations n’ont pas été retenues contre Richard Labrie, qui gérait la circulation ferroviaire lors de la nuit incendiaire. Il a donc été blanchi.

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