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Communes

Trudeau inflexible sur son refus de taxer les géants du web

Agence QMI

Confronté aux Communes sur son refus de soumettre les géants du web aux taxes et impôts canadiens, le premier ministre Justin Trudeau a continué de défendre bec et ongles lundi l’approche de son gouvernement.

«Le gouvernement fait en sorte que Netflix et les autres géants du web ne paient pas d’impôts et ne paient pas de taxe de vente alors que nos compagnies canadiennes dans le même domaine doivent le faire», a déploré le chef parlementaire du Nouveau Parti démocratique (NPD), Guy Caron, durant la période des questions.

Citant en exemple l’Australie et l’Union européenne qui sont allées de l’avant avec une taxe sur les services en ligne, le député a dénoncé le fait que le fédéral ait choisi la voie inverse «en enchâssant des passe-droits» dans différents partenariats, dont son entente avec Netflix.

«Quand est-ce qu’ils vont mettre leurs culottes et s’assurer que tout le monde soit traité de manière égale?» a demandé M. Caron.

La réponse du premier ministre du Canada a été catégorique. «On ne va pas augmenter les taxes pour les contribuables, et c’est ça que le NPD est en train de demander», a insisté Justin Trudeau, répétant la position que martèle son gouvernement depuis des mois.

Les critiques fusent contre le fédéral depuis qu’il a annoncé en septembre une entente de 500 millions $ avec Netflix. L’accord prévoit des investissements dans la production, mais ne soumet le service de diffusion en ligne à aucune taxe, contrairement aux diffuseurs traditionnels.

Selon M. Trudeau, cette approche montre que le gouvernement s’adapte aux changements dans l’industrie médiatique en garantissant des «investissements historiques» dans le contenu local.

«Les gens paient déjà assez pour leur internet à la maison», a souligné le premier ministre.

L’élu néodémocrate Peter Julian a plutôt rappelé que «les Canadiens paient leurs impôts et s’attendent à ce que les compagnies fassent de même».

Les géants que sont Google, Apple, Facebook et Amazon (un groupe d’entreprises surnommé GAFA) n’ont pas l’obligation de facturer la taxe de vente sur les publicités qu’elles vendent. Le gouvernement canadien se prive ainsi de centaines de millions de dollars.

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