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En lock-out depuis un mois

L’Assemblée nationale demande la reprise des négociations chez ABI

Agence QMI

L’Assemblée nationale a voté à l’unanimité mercredi pour la reprise des négociations entre la direction de l’Aluminerie de Bécancour inc. (ABI) et ses employés, qui sont en lock-out depuis environ un mois.

«Que l'Assemblée nationale du Québec reconnaisse que le lock-out décrété à l'Aluminerie ABI a des impacts négatifs sur les travailleurs et les travailleuses, sur l'économie de la région du Centre-du-Québec et de la Mauricie et sur l'économie du Québec [et qu’elle] demande aux parties la reprise des négociations», indiquait la motion présentée par le député de Gouin et porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois.

Les 103 députés présents lors du vote, tous partis confondus, ont voté pour la motion.

«Moi, je pense que c'est historique une motion demandant a un employeur de revenir à la table de négociation. Je ne me rappelle pas d'avoir entendu ça», a lancé le directeur québécois des Métallos, Alain Croteau.

«Ça démontre l'importance du conflit, que ça touche beaucoup de familles, que ça touche une région», a ajouté Clément Masse, président du syndicat d'ABI.

La ministre responsable du Travail, Dominique Vien, a réitéré que la direction et le syndicat étaient conviés à faire avancer le dossier ce vendredi.

«En espérant que d'ici là ils se rencontrent. Vendredi matin, à Québec, je vais leur demander de négocier», a précisé la ministre.

 

Manifestation à Québec

Par ailleurs, quelques dizaines de syndiqués ont manifesté devant l’Assemblée nationale mercredi pour exiger la reprise des négociations avec leur employeur.

Les négociations entre ABI et ses employés ont débuté le 11 septembre dernier, alors que la convention collective est venue à échéance le 23 novembre. L’offre globale et finale, déposée le 21 décembre dernier, a été rejetée à 80 % par les travailleurs.

Avec Émilie Vallée de TVA Nouvelles

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