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Le PQ soupçonne Lafrenière de détenir des informations compromettantes sur le PLQ

Charles Lecavalier | Agence QMI

Le PQ soupçonne le commissaire de l’UPAC Robert Lafrenière d’être maintenu en poste pour éviter le coulage d’informations compromettantes pour le Parti libéral.

«Pourquoi cherche-t-on absolument à maintenir en poste Robert Lafrenière. Est-ce parce que Robert Lafrenière détient des informations sur le Parti libéral et qu’on craint de voir ces informations sortir ? La question se pose», a lancé le critique péquiste en matière de Sécurité Stéphane Bergeron lors d’une mêlée de presse mercredi.

M. Bergeron a ajouté qu’il ne «comprend pas» l’empressement du gouvernement Couillard de donner davantage de pouvoir à l’UPAC avec le projet de loi 107 «dans ce climat de doute» entourant l’unité d’enquête. «Admettez que c’est curieux», a-t-il dit.

Le député est revenu à la charge après la publication la veille d’un résumé d’enquête d’une spécialiste des ressources humaines de la Sûreté du Québec (SQ). Elle a constaté que le climat de travail de l’UPAC était marqué par des sentiments de favoritisme et de jalousie.

La SQ affirme que des raisons de confidentialité empêchent la diffusion du rapport complet. L’ancien ministre de la Sécurité publique Bergeron fait plutôt valoir qu’une source lui a confié que des informations du rapport ont été évacuées du document rendu disponible aux parlementaires.

«Je ne peux pas vous dire [la nature de l’information qui est cachée], tout ce que je dis, c’est que nous avons des raisons de penser que ce rapport contient des informations qui n’étaient pas dans le rapport déposé hier», a dit M. Bergeron. Il a eu des mots très durs pour Robert Lafrenière, qui «a manifesté davantage d’empressement à se protéger lui qu’à lutter contre la corruption».

La Coalition avenir Québec et Québec solidaire ont aussi demandé à obtenir le rapport complet de l’UPAC et craignent que la mauvaise gestion viennent nuire aux enquêtes criminelles en cours.

Le ministre de la Sécurité publique Martin Coiteux a de son côté pris la défense de la haute direction de l’UPAC, mise à mal depuis plusieurs semaines. Il estime qu’en donnant le statut de corps de police indépendant à l’unité avec le projet de loi 107, il allait améliorer le sentiment d’appartenance et réduire la rivalité et la méfiance à l’intérieur des équipes d’enquêteurs.