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«Criminalité préoccupante»

Pas de libération conditionnelle pour Saïd Namouh

Louis Cloutier | TVA Nouvelles

Maintenant âgé de 45 ans, Saïd Namouh échoue à sa première tentative d'obtenir une libération conditionnelle.

La Commission des libérations conditionnelles du Canada «constate que votre criminalité est très préoccupante et comporte un potentiel de violence très important. Votre engagement à des valeurs véhiculées par des groupes terroristes nécessite une grande prudence», indique l'organisme.

Namouh a déjà purgé 10 ans de sa peine. Il avait été condamné à la prison à perpétuité pour avoir comploté depuis Maskinongé, en Mauricie, un attentat terroriste visant l'Allemagne ou l'Autriche. Il planifiait une attaque de type kamikaze pour dénoncer l'envoi par ces deux pays de troupes en Afghanistan.

La Commission note que le comportement de Namouh derrière les barreaux n'a pas été exemplaire jusqu’à maintenant.

«Un incident est noté où vous auriez lancé un grille-pain alors que vous étiez mécontent de la réponse d'un infirmier», précise-t-on.

Il aurait également eu une altercation physique avec un codétenu et proféré des menaces à l'endroit de la famille d'un employé.

«La décision de la Commission n'est pas une surprise étant donné qu'il purge une sentence dans un maximum. La Commission n'a jamais sorti qui que ce soit qui purge une sentence dans un maximum», a commenté l’avocate de Namouh, Sylvie Bordelais, à la sortie de l'audience au pénitencier de Donnacona, près de Québec.

Lorsque, éventuellement, Namouh pourra recouvrer sa liberté, tout indique qu'il sera immédiatement expulsé vers le Maroc, son pays d'origine.

«Il n'y a pas l'ombre d'un doute que, s'il sort du pénitencier, peu importe où, il va y avoir des agents de l'Immigration qui vont l'attendre, qui vont le cueillir pour qu'il soit déporté le plus vite possible», a dit son ex-avocat, René Duval.

En théorie, la Commission des libérations conditionnelles n'aura pas à réentendre Namouh avant 2023.

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