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Université Laval

Une 2e chance pour des plagiaires plutôt qu'un échec

Daphnée Dion-Viens | Agence QMI

Le campus de l'université Laval en Hiver

Daniel Mallard/Agence QMI

À l’Université Laval, près de 20% des étudiants qui ont plagié l’an passé ont eu droit à une deuxième chance plutôt qu’à une mention d’échec.

À l’automne 2016, une nouvelle version du règlement disciplinaire qui encadre les «infractions aux études» est entrée en vigueur sur le campus. Un professeur peut dorénavant permettre à un étudiant de reprendre un travail en cas de plagiat, plutôt que de lui accorder automatiquement la note 0. Sur la centaine d’étudiants qui se sont fait prendre pour plagiat en 2016-2017, une vingtaine ont pu refaire leur travail.

Ce sont les professeurs qui décident si les étudiants fautifs méritent une deuxième chance, selon le contexte, explique Ève Chabot-Pettigrew, commissaire aux infractions relatives aux études à l’Université Laval. Les enseignants sont souvent plus enclins à autoriser la reprise d’un travail lorsque l’accroc aux règles méthodologiques est mineur, explique-t-elle. «Mais plusieurs s’y opposent pour des raisons d’équité envers les autres élèves», ajoute la commissaire.

De son côté, la secrétaire générale Monique Richer rappelle que cette modification au règlement disciplinaire a été accueillie avec satisfaction par les étudiants et les professeurs. Certains réclamaient davantage de marge de manœuvre, préférant ne pas dénoncer un étudiant plutôt que de devoir lui donner une mention d’échec en cas de plagiat. «On essaie de trouver des façons pour que les sanctions deviennent pédagogiques, pour que les étudiants apprennent plutôt que de toujours leur taper sur les doigts», explique Mme Richer.

Statu quo

Par ailleurs, le nombre d’infractions reliées aux études est relativement stable à l’Université Laval depuis deux ans, alors qu’il était plutôt en augmentation au cours des années précédentes. Les infractions, qui comprennent aussi les cas de tricherie lors d’un examen, sont passées de 212 en 2015-2016 à 198 en 2016-2017.

Mme Richer s’en réjouit. «Ça reste une bonne nouvelle, même si j’aimerais voir ça diminuer davantage. Il y a beaucoup de travail de sensibilisation qui se fait avec les associations étudiantes pour essayer de réduire le plus possible les infractions», ajoute-t-elle.