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Crise chez les infirmières

Une rencontre positive avec le ministre de la Santé

TVA Nouvelles

La rencontre entre le ministre de la Santé et la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) semble avoir porté ses fruits.

En entrevue avec Mario Dumont, la présidente de la FIQ, Nancy Bédard, s’est dite satisfaite d’avoir eu une conversation «franche et directe» avec Gaétan Barrette.

«Le ministre a été capable de nous dire que nous avions raison. Pour moi, c’était important de m’assurer que le ministre comprenne et admette la détresse des professionnels en soin, que le temps supplémentaire obligatoire doit cesser et que la surcharge de travail est bien réelle.»

Elle soutient que la balle est maintenant dans le camp du gouvernement, qui a le pouvoir de prendre des actions rapidement.

«S’il y a une victoire à avoir, c’est quand il y aura des résultats. Jamais je ne crierai victoire tant que les professionnels en soin n’auront pas senti sur le terrain que le cours des choses va changer.»

La FIQ souhaite que le gouvernement revoit les ratios professionnels en soin / patients, rehausse le nombre de postes à temps partiel et ouvre des postes à temps plein.

Un mode de gestion

Depuis des mois, le temps supplémentaire obligatoire constitue un irritant majeur pour les professionnels de la santé.

Refusant de commenter le cas des deux infirmières suspendues pour avoir refusé du temps supplémentaire obligatoire, Nancy Bédard a émis le souhait que ses membres puissent partir après leur quart.

«Quand quelqu’un dit un matin qu’il ne peut pas rester parce qu’il a travaillé toute la nuit et qu’il veut quitter, il devrait avoir la possibilité de quitter. Cette personne ne peut pas être prise en otage comme on le fait.»

 

Selon elle, le temps supplémentaire obligatoire est devenu un mode de gestion et la situation se détériore même dans les hôpitaux qui n’avaient pas ce problème il y a quelques années.

«Depuis la réforme, les coupes budgétaires et l’optimisation des budgets, ils [les hôpitaux anglophones] ont dû réduire leur ratio. À des endroits comme le CUSM et le Jewish où on avait de bons ratios professionnels en soin / patients, on est en train de niveler vers le bas.»

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