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50 % en 10 ans

Comment expliquer la hausse des cas de violence envers les enseignants

TVA Nouvelles 

Le manque de ressources est la cause la plus importante de la hausse de cas de violence envers les enseignants, selon la présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement. En 10 ans, les cas ont augmenté de 50 %.

Josée Scalabrini explique que la composition des classes est un casse-tête plus compliqué qu’il y a 10 ans. Le Québec a fait le choix d’intégrer un plus grand nombre d’élèves en difficulté, mais les ressources promises n’ont pas suivi.

«Il peut y avoir des éléments qui viennent de la maison, mais il y en avait aussi dans le passé, a dit Mme Scalabrini en entrevue au Québec Matin. Dans une classe assez équilibrée, une enseignante pouvait cerner rapidement une problématique qui s’en venait et porter plus attention à un élève. Il était alors possible de diminuer les cas de violence.»

«Il y a eu une recrudescence de la violence verbale au cours des dernières années. Maintenant, on voit de plus en plus des agressions physiques, des menaces, a dit Luc Gravel, vice-président de la Fédération des syndicats de l’enseignement. Pour nous, c’est inacceptable et ça nous préoccupe grandement.»

Mme Scalabrini soutient également qu’il faut arrêter de banaliser les gestes de violence en classe, dès la maternelle.

«Dans les faits, dans plusieurs situations, des cas ne sont pas rapportés, a affirmé Luc Gravel. Des enseignantes en début de carrière n’oseront pas le déclarer en ayant peur de ne pas être rappelées. Souvent, ces cas-là sont banalisés par les directions d’école ou les commissions scolaires. Dans un contexte de concurrence scolaire, on ne veut pas de mauvaise publicité.»

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