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Contestations de l'opposition

Martin Coiteux est impatient d’adopter le projet de loi sur les pouvoirs de l’UPAC

Marc-André Gagnon

 - Agence QMI

caucus liberal

Simon Clark/Agence QMI

Malgré le climat de travail «pourri» à l’UPAC et les révélations de chasse aux sources, Martin Coiteux plaide toujours pour une adoption rapide du projet de loi accordant plus de pouvoirs à l’unité anticorruption, ce que contestent plus que jamais les partis d’opposition.

Contrairement aux partis d’opposition, le ministre de la Sécurité publique semble considérer que les dernières révélations concernant l’UPAC sont autant de raisons d’aller de l’avant avec l’adoption du projet de loi 107, mardi prochain.

«Moi, je pense qu’on a le bon équilibre (avec cette pièce législative), a commenté le ministre, jeudi. Est-ce que ça veut dire que demain matin, tout va être réglé au sein d’une organisation comme l’UPAC? Non, (mais) on va s’être doté d’outils qui, certainement, vont contribuer à améliorer les choses.»

Le ministre est somme toute demeuré prudent face aux informations contenues dans l’affidavit d’un enquêteur de l’UPAC, dont un juge a autorisé, jeudi, la publication partielle à la demande d’un consortium de médias dont «Le Journal» fait partie.

Prudent

M. Coiteux a d’abord esquivé les questions des journalistes qui l’attendaient dans les corridors de l’Assemblée nationale, jeudi midi, pour finalement accorder, en fin de journée, quelques commentaires à un journaliste qui faisait le pied de grue à la sortie d’un comité ministériel.

«Il y a des procédures judiciaires en cours. [...] Je vais prendre le temps de regarder l’ensemble de tout ce qui a été produit comme document aujourd’hui et bientôt je dirai ce que j’en pense», a déclaré le ministre.

M. Coiteux ne voit pas de problème à ce que son collègue libéral Guy Ouellette et le grand patron de la Sûreté du Québec, Martin Prud’homme (qui assure présentement l’intérim au SPVM) aient partagé le repas à quelques occasions, en plus d’entretenir leur amitié en s’échangeant notamment des messages textes.

«Des gens qui ont travaillé ensemble à l'intérieur d'un corps policier comme la Sûreté du Québec, c'est un petit peu normal qu'il se soit créé des liens», a dit le ministre de la Sécurité publique.

Les partis d’opposition inquiets

«Les éléments s'accumulent. [...] Dans les circonstances actuelles, il est intenable de poursuivre l'étude de ce projet de loi (107)», a plaidé de son côté le leader parlementaire péquiste, Pascal Bérubé, en qualifiant les dernières révélations sur l’UPAC de «surréalistes».

«Ce qu’on apprend aujourd’hui est troublant, a réagi de son côté le porte-parole caquiste en matière de Sécurité publique, André Spénard. Les Québécois méritent des éclaircissements, car actuellement une foule de questions font surface. Une chose est sûre: l’enquête Mâchurer doit absolument se poursuivre et aboutir avant les élections générales.»

«M. Coiteux doit se rendre compte qu’il est le principal responsable de ce cafouillis, a indiqué à son tour le député de Québec solidaire Amir Khadir. [...] Il faut nommer des personnes extérieures aux corps policiers, pour leurs compétences, pour faire le ménage. [...] M. Lafrenière ne peut pas diriger seul, c’est évident: c’est problème après problème.»

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