/news/politics

Environnement

Ottawa resserre les règles pour l’approbation des grands projets

Boris Proulx | Agence QMI

 - Agence QMI

Tous les nouveaux pipelines, exploitations pétrolières ou projets miniers devront désormais prendre en compte la santé des poissons et les traditions autochtones, parmi les nouveaux critères annoncés jeudi par le gouvernement fédéral.

La ministre de l’Environnement et des Changements climatiques, Catherine McKenna, a fait l’annonce d’une série de nouvelles règles auxquelles devront se soumettre les compagnies désireuses de lancer de nouveaux grands projets, comme ceux d'exploitation des ressources naturelles.

Les impacts locaux des projets seront étudiés conformément au savoir scientifique et aux «connaissances traditionnelles autochtones». De nouvelles protections existeront pour protéger l’eau, la vie marine et les voies navigables. La ministre conservera toutefois le droit de donner le feu vert, ou non, aux travaux les plus épineux.

Ottawa indique que les compagnies y trouveront leur compte puisque les délais d’évaluation des impacts environnementaux seront réduits à un maximum de 300 jours, ou 600 jours pour les plus importants projets, comme les pipelines. Le processus promet d'être «clarifié» et plus «transparent».

Du même coup, le gouvernement change le nom de l’Office national de l’énergie pour la Régie canadienne de l’énergie. Parallèlement, un nouvel organisme, nommé «l’Agence canadienne d’évaluation des impacts», sera responsable de l’examen de tous les grands projets.

Ces nouvelles mesures sont incluses dans un projet de loi qui devra être approuvé par le parlement. Elles ne s’appliqueront pas aux projets présentement en cours, comme le controversé pipeline Kinder Morgan en Colombie-Britannique.

Dans la même catégorie