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Commentaire sur l'«amateurisme»

Plante dit à Ferrandez de «fermer sa grande gueule»

Sarah Daoust-Braun - Agence QMI

De passage jeudi au parc Jean-Drapeau en compagnie de la mairesse de Montréal Valérie Plante, M. Ferrandez a raconté avoir passé la journée de mercredi à fredonner la chanson «Le Chant du bum» de Richard Desjardins.

«J’aurais dû, ben dû, donc dû...», a-t-il entonné. La mairesse a complété les paroles de la chanson en lançant «farmer ta grand’yeule!», suivi d’un grand éclat de rire.

L’harmonie semble s’être rétablie entre les deux politiciens au lendemain de la déclaration-choc de Luc Ferrandez au micro de Paul Arcand au 98,5 FM. «Je n’ai pas chassé le mot [‘‘amateurisme’’ de ma tête], mais je dois l’appliquer à moi-même», a-t-il lancé.

L’élu de Projet Montréal a souligné avoir pris de mauvaises habitudes depuis son élection à la mairie de son arrondissement et qu’il souhaite les changer. Pendant huit ans, il a été le «seul maître à bord», a-t-il tenté d’expliquer.

«Luc n’aura pas étoile dans son cahier cette semaine», a blagué Valérie Plante, qui souhaite mettre cet incident de côté. La mairesse avait tenu la veille à rappeler que c’était elle qui était à la tête de la Ville de Montréal.

Des regrets

Luc Ferrandez a dit regretter la façon dont son message a été reçu mercredi, et a réitéré son soutien indéfectible envers Valérie Plante.

Cette dernière avait affirmé mercredi que le maire de l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal avait mal choisi ses mots pour qualifier cette promesse et a évoqué de son côté un manque de «prudence».

Lors de la présentation du budget en janvier, la nouvelle administration a décidé d’augmenter en moyenne de 3,3 % les taxes des Montréalais. Le taux d’inflation s’élevait à 2,1% à l’automne selon le Conference Board du Canada.

«C’est vraiment une erreur de notre part. Il n’aurait jamais, jamais fallu promettre ça en campagne. C’était de l’amateurisme», avait confié Luc Ferrandez sur les ondes du 98,5 FM.

 

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