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Utah

À la danse de l’école, les filles n’ont pas le droit de dire non

TVA Nouvelles

Une mère de famille dénonce une tradition pour le moins particulière, mise en place lors de la danse de la Saint-Valentin de l’école fréquentée par sa fille à West Haven, en Utah.

Lorsque la fille de Natalie Richard lui a raconté qu’elle n’avait pas eu le droit de dire non à garçon pour danser, elle n’en croyait pas ses oreilles.

Puisque pour elle il était impensable de forcer une personne à dire oui, et convaincue que sa fille avait mal compris, elle a contacté le directeur pour faire le point.

Celui-ci a confirmé qu’en effet, les jeunes ne peuvent pas refuser l’invitation d’un autre étudiant lors de cette soirée.  

«Il m’a dit simplement que cette soirée fonctionne de cette manière depuis longtemps, et que cela n’a jamais dérangé personne avant», a raconté la mère en entrevue avec la chaîne KSTU.

Une responsable du district scolaire a confirmé la règle, tout en précisant qu’elle servait à apprendre aux étudiants à être «inclusifs».

«Nous souhaitons faire la promotion de la gentillesse, alors nous voulons que les jeunes disent ‘’oui’’ lorsqu’une personne leur demande de danser.

Pour la mère, cette règle est profondément dérangeante.

«Il existe plusieurs autres façons d’enseigner à nos enfants l’acceptation de l’autre que lors d’une soirée de danse».

Selon elle, forcer les jeunes à ne pas dire non leur enseigne une mauvaise leçon.

«Cela envoie un mauvais message aux filles, de les forcer à dire oui, et aux garçons qui eux savent que la fille ne leur dira pas non», ajoute-t-elle.

Avant la soirée de la danse, les étudiants doivent remplir une fiche dans laquelle ils doivent indiquer les cinq personnes avec qui ils veulent danser.

Si une fille n’est pas à l’aise de danser avec tel ou tel garçon, la direction peut intervenir, assure une responsable du district scolaire.

Selon la mère, le message envoyé aux jeunes est réellement néfaste.

L’école n’a pas l’intention de revoir sa politique.