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Ottawa

Allégations d’inconduite : un ex-député du NPD s’excuse et admet avoir été «tactile»

Agence QMI

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Perry Mah/Edmonton Sun/QMI Agenc

Visé par des allégations d’inconduite sexuelle, un ancien député néodémocrate a présenté des excuses publiques, vendredi, admettant qu’il avait toujours été «tactile».

«Si quiconque s’est senti inconfortable en raison de mon comportement, je m’en excuse», a déclaré Peter Stoffer en point de presse à Halifax, en Nouvelle-Écosse. Ce dernier a siégé au Parlement de 1997 à 2015.

L’ex-politicien fédéral réagissait à des témoignages d’anciennes employées politiques rendus publics vendredi matin par le «National Post».

Selon le quotidien, dans un incident survenu en 2009, l’homme aurait agrippé par la taille une jeune employée du parti dans les corridors du Parlement, pour ensuite l’embrasser vigoureusement sur la joue.

«Ç’a laissé un coulis de salive près de ma bouche. C’était atroce. Je me suis sentie secouée, écoeurée», a confié Lauren Dobson-Hughes. Elle précise qu’une dizaine de députés étaient alors présents et qu’aucun n’a réagi.

Trois autres femmes ont confirmé au média avoir subi le comportement inapproprié de l’élu néo-écossais. Deux anciens députés néodémocrates ont confirmé avoir reçu des plaintes par rapport à Peter Stoffer, mais celui-ci n’a jamais fait l’objet d’une enquête ou fait face à des mesures disciplinaires.

Bien qu’il nie avoir agressé qui que ce soit, M. Stoffer a concédé qu’il était un homme «grégaire» et «tactile». «Je n’ai jamais voulu insulter ou diminuer personne, mais d’après les témoignages du passé, c’est exactement ce qui est arrivé», a-t-il regretté.

Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) s’est dit «profondément troublé» par les allégations. «Je crois les femmes qui ont pris la parole et je veux reconnaître leur courage et leur force. Il est évident que nos politiques anti-harcèlement ainsi que nos protections pour les travailleuses étaient insuffisantes», a indiqué Jagmeet Singh dans une déclaration écrite.

Le NPD a sévi la semaine dernière contre un de ses députés actuels, le Saskatchewanais Erin Weir, après que des soupçons au sujet de son comportement harcelant envers les femmes eurent été portés à l’attention du chef.

M. Weir demeure dans le caucus néodémocrate, mais il a été suspendu de ses fonctions au Parlement le temps qu’une enquête indépendante fasse la lumière sur ses agissements.

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