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France

Ils enlèvent la fille du convoyeur de fonds pour vider son fourgon

Par Nicole DESHAYES | Agence France-Presse

swisshippo - stock.adobe.com

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De faux plombiers qui font main basse sur des dizaines de millions de francs suisses en kidnappant en France la fille d'un convoyeur de fonds, retrouvée saine et sauve après rançon: c'est le scénario d'une rocambolesque affaire d'enlèvement entre Lyon et la Suisse.

Étudiante à Lyon, dans l'est de la France, la jeune femme, âgée d'une vingtaine d'années, a été découverte par les gendarmes, jeudi à 21H40 (20H40 GMT), au bord d'une route sur la commune de Tramoyes, à une vingtaine de kilomètres de Lyon.

Très «choquée», elle leur raconte alors avoir été enlevée à 18H30 dans son appartement à Lyon par deux hommes qui s'étaient fait passer pour des plombiers, selon une source proche de l'enquête menée en France par la police judiciaire.

La victime affirme que ses ravisseurs l'ont séquestrée dans leur véhicule. Pendant ce temps, selon une source policière, «des personnes se disant en lien avec les ravisseurs» contactent au téléphone son père qui travaille en Suisse pour une société de transport de fonds, et lui réclament une rançon.

Domicilié à Annemasse, dans les Alpes françaises, le convoyeur était justement en train d'effectuer une tournée avec son fourgon rempli d'argent, d'après la radio française Europe 1 qui a révélé l'information. D'après les premiers éléments de l'enquête, le père accepte alors de se rendre au rendez-vous fixé par les malfrats, sur un parking dans le canton suisse de Vaud, pour leur remettre la rançon: le contenu du fourgon.

Selon une source policière, le butin, toujours en cours de vérification, s'élèverait «entre 20 et 30 millions de francs suisses» (entre 17 et 26 millions d'euros). Une autre source a confirmé à l'AFP que le contenu du fourgon avait entièrement disparu.

Aucune interpellation n'était intervenue vendredi à la mi-journée dans cette affaire, ni en France, ni en Suisse. Toujours choquée, la jeune femme était entendue vendredi matin par les enquêteurs français. «Nous n'avons pas de raison de mettre en doute sa parole», a déclaré à l'AFP une source proche du dossier, pour qui «on est dans du grand banditisme».

Et «beaucoup de points restent à éclaircir», souligne-t-on alors que «l'enquête ne fait que démarrer et va prendre du temps».