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Santé

Les supercliniques à la rescousse des urgences

TVA Nouvelles

Quelque 16% des Québécois n'ont pas de médecin de famille et pour ceux qui en ont un, ça peut être extrêmement compliqué de le consulter quand on est malade.

C’est ce qui explique en partie le succès remporté par les supercliniques. Depuis leur création, elles ont permis à des centaines de milliers de personnes d'éviter de se rabattre sur le plan B: aller à l'urgence.

La superclinique Reine-Elizabeth de Montréal a ouvert ses portes en septembre dernier. Auparavant, c'était un groupe de médecine familiale avec 30 000 patients inscrits et 25 médecins, mais des heures limitées de 9 h à 17 h.

Elle est désormais accessible 12 heures par jour, 7 jours sur 7, et offre des prélèvements, l'imagerie médicale, des consultations spécialisées.

«Nous avons vécu une augmentation de visites, à peu près de 25%, depuis la superclinique», explique Dr Mark Roper du GMF Reine-Elizabeth.

Dans cette superclinique, 13 000 patients qui n'ont pas d'omnipraticien ont déjà été vus, sans compter les 17 000 autres qui n'étaient pas inscrits dans le groupe de médecine familiale.

En annonçant l'implantation de 50 supercliniques au Québec d'ici la fin de 2018, Gaétan Barrette voulait diminuer la pression sur les urgences.

Selon le ministère de la Santé, les 28 supercliniques existantes ont offert, durant la dernière année, 585 000 consultations à des patients non inscrits dans leur GMF, y incluant 269 000 qui n'ont pas de médecins de famille.

«Il y a dans certaines régions, spécialement à Montréal, au centre-ville, on a un taux de... de patients orphelins comme ça de 40%», ajoute Dr Roper.

Si on inclut les patients qui étaient déjà inscrits dans ces GMF, on arrive à plus de 1,3 million de visites. Presque le quart de ces malades ont déjà un médecin de famille, mais ils ont choisi de se rendre dans une superclinique et ce ne serait pas nécessairement parce que leur omnipraticien n'était pas disponible.

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