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125e anniversaire

L’hymne pour le Château Frontenac: «Ça va être un gros wow !»

Yves Leclerc / Agence QMI

Jean-François Desgagnés / Journal de Québec

«Le Journal de Québec» a pu entendre, en primeur, les premières notes de l’hymne qui soulignera le 125e anniversaire du Château Frontenac, composé par le pianiste Steve Barakatt, qui nous a accueillis dans son studio.

Le musicien précise avoir trouvé la ligne directrice de cette œuvre qu’il doit livrer pour le mois de mars.

«Il reste encore beaucoup de travail à faire, mais la base est là. J’ai une direction et une bonne idée de ce que je veux entendre au final», a-t-il lancé, lors d’un entretien.

Il y a des percussions amérindiennes, de la basse, de la guitare électrique, une batterie qui dicte le rythme, du piano et des chœurs. Certains passages procurent de fortes émotions et font lever le poil sur les bras.

«L’idée est d’aller chercher l’ADN du bâtiment, qui a une architecture unique au monde, et son côté institutionnel en tant qu’établissement hôtelier. Je veux mettre en musique ce que le Château représente dans la communauté», a indiqué celui qui s’est fiancé à cet endroit.

«Le Château est aussi un endroit, précise-t-il, où des gens ont vécu des moments parfois uniques et qui ont marqué leur vie. C’est ce que j’essaie de capter en musique», a-t-il laissé tomber.

Cet hymne instrumental sera quelque chose de massif, qui part vers l’avant et qui n’arrête pas. «Je veux mettre, en musique, ce désir de vouloir créer un nouveau monde, d’avancer et de regarder vers l’avenir. Le Château, comme Québec, a été initié par des gens qui sont venus ici avec de la volonté, du courage et de la détermination», a-t-il expliqué.

De l’architecture

Il y aura des sonorités symphoniques, rock, modernes et des éléments traditionnels, comme une petite touche irlandaise.

«Ça ne sera pas une symphonie traditionnelle avec une orchestration uniquement symphonique. J’ai choisi de ne pas m’imposer de cadre ou de limites. Je veux que ça soit un gros wow!», a-t-il indiqué.

Le travail du pianiste s’apparente à l’architecture. La base, constituée d’une rythmique, d’une harmonie et d’une mélodie, doit être solide.

Bâtir une équipe d’étoiles

«Tu as beau bâtir et ajouter des couleurs, mais ça ne fonctionnera pas si la base n’est pas solide», a-t-il fait remarquer.

La plupart des idées, pour l’écriture d’une chanson, d’un hymne ou d’une symphonie, surgissent dans sa tête.

«Il y a des idées et des mélodies qui arrivent lorsque je suis au volant, en train de lire ou de faire autre chose. Je me lève, parfois, la nuit, avec des idées très précises. J’ai toujours un dictaphone et je prends beaucoup de notes », a-t-il expliqué.

Il s’installe ensuite au piano pour explorer et essayer de mettre tout ça en musique.

«Ce n’est pas du 9 à 5. Il y a des périodes où je peux passer 12 heures en ligne sans arrêter. Quand ça part, ça part. On n’arrête pas le train.»

Steve Barakatt a commencé à identifier les musiciens solistes afin de bâtir une équipe d’étoiles, où l’on retrouvera l’Orchestre symphonique de Québec, en prévision de l’enregistrement en studio.

«L’interprétation des musiciens et la production vont amener cette œuvre ailleurs. Ça va être fascinant», a-t-il précisé, installé devant son piano et entouré d’ordinateurs, d’amplificateurs, d’équipements électroniques et de haut-parleurs, dans son studio aménagé dans sa résidence du Vieux-Québec.

L’hymne sera interprété, en avril, dans la salle de bal du Château, lors d’un gala soulignant le 125e anniversaire de cette institution, avec l’Orchestre symphonique de Québec et des artistes de renom. La pièce sera ensuite offerte gratuitement en téléchargement.

De sa cuisine, Steve Barakatt a une superbe vue sur le Château Frontenac.

«Je vois cette image depuis dix ans et sans savoir que j’étais, un jour, pour écrire un hymne sur le Château. Je ne le vois plus de la même façon.»

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