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Témoignage

S’en sortir après la DPJ

Katia Laflamme | TVA Nouvelles

Après une enfance problématique dans une famille dysfonctionnelle, Camille Morin-Angell sombre dans l'enfer de la drogue.

Mais elle n'est pas seule, selon la DPJ, l'adolescence est une période tumultueuse parsemée d'embûches.

D'ailleurs, seulement dans le Bas-Saint-Laurent, l'an dernier, 118 jeunes ont fait 245 séjours au Centre Jeunesse du Bas-Saint-Laurent, et, ce, pour de multiples raisons.

À 15 ans Camille, prend elle-même l'initiative de contacter la DPJ: elle réalise que, pour son bien-être, elle doit changer d'environnement.

L'an dernier, plus de 36 000 signalements ont été retenus par la DPJ, 866 dans le Bas-Saint-Laurent.

Les adolescents représentent en moyenne 25 % de tous les cas pris en charge par la DPJ.

Camille affirme qu’elle a reçu un encadrement adéquat.

«J'ai vraiment été encadrée. Se remonter, ce n’est pas aussi facile qu'on le pense.»

L'an dernier, la fondation du Centre jeunesse du Bas-Saint-Laurent a permis à 22 jeunes de pouvoir participer à leur bal de finissants par le biais de l'opération Fées de la fondation.

Camille a bien apprécié cette aide. «C'est important le bal, j’avais besoin de ce moment pour me dire: «wow j’ai réussi».»

Camille a pris sa vie en main, étudiante en technique de comptabilité, elle compte poursuivre ses études pour devenir fiscaliste ou comptable agréée.

Elle rêve même de devenir première ministre!