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Classique littéraire jeunesse britannique

«Pierre Lapin», une réussite sur toute la ligne

Isabelle Hontebeyrie | Agence QMI

Les adaptations de classiques littéraires jeunesse britanniques ont le vent dans les voiles en ce moment. Après l’excellent «Paddington 2», voilà un «Pierre Lapin» hilarant et fort mignon.

Peut-être que le «Pierre Lapin» (voix, en version originale, de James Corden) n’est pas semblable à l’original des romans de Beatrix Potter, mais la modernisation des studios Sony a été fait avec entrain et intelligence. Car Pierre, avec ses sœurs Queue-de-Coton (voix de Daisy Ridley), Flopsot (voix de Margot Robbie) et Tropsot (voix d’Elizabeth Debicki) ont de graves ennuis avec le fermier McGregor (Sam Neill), le lapin et tous ses amis les animaux s’amusant à piller sans vergogne le potager du vieil homme.

On s’en doute, le jardinier acariâtre déclare la guerre aux lapins – qui sont, eux, protégés par Bea (Rose Byrne), la voisine -, mais c’est lui qui trépasse. Entre alors en scène son petit-neveu, Thomas McGregor (Domhnall Gleeson, récemment vu dans le bien agréable «Goodbye Christopher Robin»), qui hérite de la maison, du potager... et des ennuis avec les lapins.

D’entrée de jeu, on est conquis par les adorables boules de poils conçues uniquement par ordinateur. Leur fourrure est soyeuse, chaque poil est visible et leurs bouilles – surtout celle de Pierre – donnent, tour à tour, envie de rire ou de les cajoler. Les personnages humains étant incarnés par de vrais acteurs, le mélange des deux passe avec une aisance remarquée et on se prend, parfois, à penser que les animaux sont réels.

Le vocabulaire et l’humour sont en phase avec l’époque – sans aucune vulgarité toutefois – et on a droit à Pierre trouvant le moyen d’électrocuter Thomas à répétition (probablement l’un des moments les plus hilarants du long métrage de 95 minutes), organisant une soirée mémorable avec tous ses amis dans la maison de son rival, ou se faufilant dans le camion de l’humain afin de sauver l’un de ses amis. Le coscénariste Rob Lieber aidé du réalisateur Will Gluck («Tout pour un A») parviennent même à inclure les dessins originaux qui accompagnaient l’œuvre de l’auteure britannique afin d’ajouter un délicieux parfum de nostalgie. Quant à l’histoire d’amour entre Thomas et Bea, elle est mignonne et, bien sûr, convenue.

Pas de doute, ce «Pierre Lapin» permet aux petits et aux grands (l’humour est en partie pensé pour eux) de passer un fort agréable moment et comme pour «Paddington 2», on ressort de la projection franchement amusé et de bien bonne humeur.

Note: 4 sur 5

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