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Enquête sur les fuites

Zambito arrête de collaborer avec l'UPAC

Vincent Larin | Agence QMI

Le témoin vedette de la commission Charbonneau Lino Zambito arrête de collaborer avec l’Unité permanente anticorruption après avoir appris jeudi dernier qu’il était considéré comme suspect dans l’enquête sur les fuites de renseignements du corps policier.

«D’ici à ce que la population soit rassurée quant à la qualité de la gestion et de la direction de l’UPAC, je vais suspendre toute collaboration jusqu’à ce qu’on puisse reprendre confiance dans ce corps policier», a-t-il affirmé en conférence de presse cette après-midi à Montréal.

Zambito, le député Guy Ouellette, l’ex-policier Richard Despatie et le policier Stéphane Bonhomme sont soupçonnés par les enquêteurs de l’UPAC et de cinq corps policiers d’avoir coulé aux médias des informations à propos de l’enquête Machurer sur le financement au parti libéral.

C’est ce que révèlent des affidavits rendus publics en partie jeudi et qui ont servi à obtenir des mandats de perquisition le 25 octobre dernier, le jour de l’arrestation du député Ouellette.

Collaborateur à l’UPAC

Lino Zambito, ancien vice-président de la firme Infrabec — condamné à deux ans moins un jour de détention à domicile, en 2015, pour complot, fraude et corruption en lien avec des contrats publics truqués de la Ville de Boisbriand — a collaboré avec l’UPAC dans plusieurs de ses enquêtes, mentionnent ces affidavits.

Les enquêteurs croient que Zambito est en contact avec Richard Despatie qui a été congédié par l’UPAC à l’automne 2016 et qui aurait eu «en sa possession des informations d’enquête».

«Que ce soit extrêmement clair, je ne suis pas la source que l’UPAC recherche, puisque je n’ai même pas accès aux dossiers d’enquêtes, je n’ai pas d’information privilégiée sur les processus d’enquête», a ajouté M. Zambito cet après-midi.

Ils ont tous nié

On reproche également à Zambito d’avoir dit aux enquêteurs Caroline Grenier-Lafontaine et David Ouellet de l’UPAC, en avril dernier, «qu’il avait vu la preuve [du projet Mâchurer] et que les policiers en ont en masse pour accuser Jean Charest et Marc Bibeau».

Rappelons que la semaine dernière, MM. Zambito, Ouellette, Despatie et Bonhomme ont catégoriquement nié toute implication dans ces fuites lorsqu’ils ont été interrogés en cour par les avocats des ex-ministres Nathalie Normandeau et Marc-Yvan Côté, au palais de justice de Québec.

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