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Accessibilité

Des ascenseurs réclamés plus rapidement dans le métro

Sarah Daoust-Braun

 - Agence QMI

ARCHIVES/AGENCE QMI

La Commission des finances de Montréal demande que toutes les stations de métro soient munies d'ascenseurs d'ici 2028, soit 10 ans avant la fin de l'échéancier de la STM.

«Ils ne peuvent pas prendre autant de temps au 21e siècle», a critiqué le porte-parole de l’opposition en matière de finances Alan DeSousa, qui n’accepte pas l'année 2038 proposée par la STM.

Même son de cloche pour le président de la commission des finances, Richard Deschamps, qui refuse que les personnes à mobilité réduite, mais aussi les personnes âgées et les parents avec des poussettes, patientent encore 20 ans pour un service selon lui essentiel.

Pour atteindre cet objectif, il faudrait selon la commission augmenter les investissements, ce qui permettrait aussi de respecter la promesse de Projet Montréal de rendre toutes les stations accessibles d’ici 2030.

La STM se défend

La STM a déjà une bonne cadence, a soutenu le président du conseil d’administration Philippe Schnobb, lors de la présentation du PTI de la société de transport la semaine dernière.

«On a déjà beaucoup accéléré, il ne faut pas perdre cela de vue. On a fait 10 stations en 50 ans et on va en ajouter 30 en 5-6 ans. Du côté de l’accélération, c’est clair qu’on a fait nos devoirs. S’il y a lieu d’accélérer davantage, on va voir ce qu’il est possible de faire», a-t-il indiqué.

Montréal compte 12 stations universellement accessibles, en plus de la station Bonaventure où des travaux du Réseau de transport métropolitain doivent être complétés.

Des ascenseurs seront aussi en service à la station Honoré-Beaugrand au printemps et à celle Du Collège cet été. Cette année, cinq autres chantiers seront lancés, soit aux stations Jean-Drapeau, Jean-Talon, Berri-UQAM, Viau et Mont-Royal, en plus des travaux à la station Vendôme qui sont déjà amorcés.

Les élus de la commission des finances ont émis lundi un total de 32 recommandations dans le cadre de l'étude du plan triennal d’immobilisations (PTI) présenté par l'administration de Valérie Plante.

Ils exigent entre autres de revoir les coûts du futur centre de gestion animalière, dont le financement est maintenant évalué à 42 millions $.

Les recommandations pourront être débattues lors de l’adoption du PTI mardi au conseil municipal.

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