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Cathy Carretta assassinée par son ex-conjoint

Survivre au meurtre d’un membre de sa famille

TVA Nouvelles

Après avoir ressenti la trahison de façon aigüe pendant de nombreuses années, la famille de Cathy Carretta  parvient à se relever du meurtre crapuleux dont elle a été victime il y a maintenant 20 ans.

À 23 ans, alors qu’elle avait toute la vie devant elle, la jeune femme a été assassinée par son ex-conjoint Jean-Paul Gerbet, venu la rejoindre depuis sa France natale où ils s’étaient rencontrés lors d’un périple de la Québécoise. Ils se sont fréquentés pendant trois mois, intervalle au cours duquel Cathy Carretta l’a quitté à deux reprises... la deuxième fois se concluant dans le drame.

«Au bout de trois mois, Cathy s’est aperçue qu’il y avait des choses qui n’allaient pas bien entre eux et qu’il avait quand même un drôle de comportement», a relaté sa sœur, Christine, en entrevue à l’émission Le 9 heures.

Jean-Paul Gerbet

Gerbet l’a assassinée à Laval le 10 février 1998, avant de transporter son corps jusqu’au chalet familial dans Lanaudière, où il a été arrêté par la police. Il a été condamné pour meurtre au deuxième degré, avec une possibilité de libération conditionnelle au bout de 10 ans, une décision qui a fait mal aux proches de la victime. «On se sent trahi par la justice et on se sent victime de toute la saga judiciaire et toutes ses procédures», a-t-elle décrit.

«Mon père a tout fait pour l'aider, lui»

Les Carretta s’étaient d’ailleurs déjà sentis trahis par Gerbet, à qui ils ont offert confort matériel et hospitalité dès son arrivée au Québec. «Ça n’allait pas bien en France pour lui, c’était l’occasion de refaire sa vie, de recommencer à zéro», a rapporté la sœur de la victime. La famille Carretta ne souhaitant pas que Cathy quitte le Québec pour la France, «mon père a tout fait pour l’aider, lui, pour que justement sa fille puisse rester avec nous». Ainsi, il a payé au meurtrier de sa fille un billet d’avion, lui a fourni du travail et une voiture.

Ultime sentiment de trahison pour les Carretta: en 2011, Jean-Paul Gerbet a finalement obtenu sa libération conditionnelle. Il a été déporté en France où il vit depuis en homme libre. «Il n’a aucun compte à rendre à personne, il n’a pas à se rapporter», déplore sa sœur.

Christine Carretta dit que les 20 dernières années ont été «très difficiles» pour elle. Après le meurtre de sa sœur, elle a dû être traitée pour un choc post-traumatique chronique afin de retrouver «le goût de vivre», et arriver à soigner «une douleur excessivement aiguë». Un livre racontant l’histoire de cette famille en deuil doit d’ailleurs paraître en avril prochain.

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