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Surveillance dans les CHSLD

«Installez une caméra et sacrez-nous la paix» - Paul Brunet

TVA Nouvelles

La loi sur l’utilisation de mécanismes de surveillance par un usager hébergé dans un CHSLD transfère le problème de la maltraitance aux familles des patients, selon Paul Brunet, du Conseil de la protection des malades.

«Chaque fois qu’on a eu recours aux caméras dans le passé, les familles étaient à bout de souffle et ne savaient plus quoi faire, car les administrations ne les écoutaient pas», a dit M. Brunet, en entrevue avec Mario Dumont, à LCN.

«On n’a plus besoin d’écouter les familles, elles vont mettre des caméras, c’est parfait», a-t-il ajouté.

M. Brunet croit que les caméras de surveillance permettent d’axer sur les conséquences et non sur la prévention de la maltraitance, car la prévention demande plus de supervision et de formation.

«C’est plus facile de dire aux familles: ''Installez une caméra, sacrez-nous la paix et vous ferez ce que vous voulez après''», a-t-il lancé, en ajoutant que Québec «met ça sur les épaules des familles».

«Les gens semblent favorables à ça, mais je ne suis pas sûr que ça va aider le milieu de vie et encore moins le milieu de travail», a conclu Paul Brunet, du Conseil de la protection des malades.

La loi sur l’utilisation de mécanismes de surveillance par un usager hébergé dans un CHSLD entrera en vigueur le 7 mars.

** Si vous avez des images éloquentes captées par des caméras de surveillance, dans des CHSLD ou ailleurs, envoyez-les à notre équipe au nouvelles@tva.ca **

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