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Espèce menacée

Les coyotes continuent de décimer les caribous en Gaspésie

Stéphanie Gendron | Agence QMI 

La population de caribous des bois de la Gaspésie a chuté de plus de la moitié en 10 ans même si Québec a piégé au moins 80 coyotes et 40 ours en 2017 pour les protéger.

Le nombre de caribous des bois est passé de 189 en 2007 à 75 l’an dernier.

«La cause immédiate de mortalité est la prédation, surtout le coyote qui s’attaque aux jeunes caribous», confirme Mathieu Morin, biologiste au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs.

Les coupes forestières des dernières décennies autour du parc national de la Gaspésie où habite le caribou ont été favorables aux coyotes.

Le Ministère devra donc augmenter ses efforts pour contrôler les prédateurs. La chasse au coyote est permise, mais n’est pas très populaire.

Son habitat

L’espèce est menacée au Québec et classée en voie de disparition au fédéral. Si personne ne fait rien, elle frôlera l’extinction d’ici 25 ans, selon M. Morin.

Du travail doit donc être fait dans l’aménagement et la restauration de l’habitat du caribou des bois (aussi connu sous le nom de caribou forestier).

« On pense aux forêts résineuses et matures dans lesquelles le caribou se maintient davantage justement parce que les prédateurs y sont moins présents », précise Mathieu Morin.

Plans d’action

Différentes actions seront mises de l’avant, dont le maintien des massifs forestiers les plus près du parc de la Gaspésie et quelques travaux sylvicoles pourront être faits pour aider à optimiser la croissance forestière naturelle qui se fait autour.

Le troisième plan de rétablissement du caribou forestier de la Gaspésie sera proposé ce printemps.

Selon le directeur de la Société pour la nature et les parcs, Alain Branchaud, il faut convenir de mesures de protection rapidement.

« Il y a une urgence au niveau de l’action et les gouvernements doivent s’asseoir ensemble et réunir les intervenants pour développer des solutions à long terme qui dépassent les limites du parc national de la Gaspésie pour assurer la survie de cette espèce. Si on ne fait pas quelque chose à court terme, c’est dommage, on va atteindre un point de non-retour », dit M. Branchaud.

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