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Climat de travail «pourri»

UPAC : 60 % des policiers voudraient retourner à la SQ, selon le syndicat

TVA Nouvelles

Le syndicat qui représente les policiers de la Sûreté du Québec maintient que le climat de travail au sein de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) est pourri, si bien que plus de la moitié de ses employés songeraient à quitter le navire pour regagner les rangs de la SQ.

Plusieurs rapports qui ont été dévoilés au cours des dernières semaines ont confirmé l’existence d’un climat de travail exécrable à l’UPAC, mais pour certains policiers, «rien ne va plus», affirme le président du syndicat Pierre Veilleux.

Selon lui, près de 60 % des policiers-enquêteurs veulent retourner à la SQ parce qu’ils sont malheureux à l’UPAC. C’est dans cette optique que M. Veilleux a fait parvenir une lettre au ministre de la Sécurité publique Martin Coiteux lui demandant de reporter l’adoption du projet de loi 107 prévue cette semaine et qui doit faire de l’UPAC un corps policier à part entière.

L’Association des policiers provinciaux du Québec (APPQ) veut notamment ajouter dans la loi un article prévoyant sa participation au processus de prêt d’enquêteurs de la SQ à l’UPAC.

«Le climat de travail très difficile dans cette unité justifie encore davantage que l’APPQ soit en mesure de faire les représentations qu’elle juge opportunes pour soutenir ses membres», écrit M. Veilleux.

Ce dernier plaide qu’il faut régler le problème des relations de travail et permettre aux policiers malheureux de regagner la SQ s’ils le désirent avant son adoption.

«Le climat de travail est pourri. Rien ne va plus pour certains. Il va falloir qu’il se passe quelque chose et il va falloir en discuter avec le ministère, avec les autorités de l’UPAC et même avec la Sûreté du Québec parce que ce sont leurs employés», a-t-il déclaré au micro de TVA Nouvelles.

Le ministre Coiteux a consenti à rencontrer le syndicat vendredi pour tenter de trouver une façon de dénouer cette impasse, mais pas question de remettre en question sa confiance envers le commissaire de l’UPAC Robert Lafrenière, et ce, même s’il admet que le climat de travail doit être amélioré.

Mardi, les oppositions devaient voter contre la prise en considération de la loi 107, mais celle-ci devrait être adoptée au courant de la semaine.

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