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CIUSSS de la Mauricie et du Centre-du-Québec

Allégations de menaces et d'intimidation auprès d'infirmières et de préposés

Jonathan Roberge | TVA Nouvelles

 - Agence QMI

TVA Nouvelles a appris que la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) et la Confédération des syndicats nationaux (CSN) enquêtent actuellement sur des allégations de menaces et de gestes d'intimidation qui auraient été commis par des gestionnaires du réseau de la santé en Mauricie et dans le Centre-du-Québec.

Ça fait des mois que la pénurie de personnel force la plupart du temps les infirmières et les préposés aux bénéficiaires à faire du temps supplémentaire obligatoire (TSO).

«La garderie ferme à 5 h, mais ça, ce n'est pas le problème de l'employeur. On nous dit: "trouvez-vous un plan B, vous le savez que vous pouvez être forcés de rester"», a déploré le président du syndicat des préposés aux bénéficiaires (CSN), Pascal Bastarache.

La semaine dernière, au moins trois employés des centres d'hébergement Laflèche et Saint-Maurice de Shawinigan auraient refusé de rester en invoquant des motifs familiaux. Elles auraient été menacées de suspension et de lettres disciplinaires qui peuvent éventuellement mener au congédiement.

«Elle n'avait personne pour y aller. Sa gestionnaire immédiate lui aurait dit: "va chercher ton enfant, amène-le à l'hôpital et reviens faire ton quart de travail"», a témoigné M. Bastarache.

Son cas n'est pas unique

«Ils menacent parfois de porter plainte à l'Ordre des infirmières. Ça va loin», a lancé Nathalie Perron de la FIQ.

La FIQ et la CSN pourraient même déposer des plaintes officielles aux ressources humaines contre les gestionnaires impliqués.

«On a des responsabilités déontologiques, mais on a aussi des responsabilités personnelles qui peuvent varier d'une personne à l'autre. Il faut être capable d'en parler de façon civilisée et respectueusement. Les menaces n'ont pas leur place et c'est certain qu'on devra faire enquête.»

Situation difficile aussi à Trois-Rivières

La pénurie de personnel a atteint un point critique la semaine dernière au CHSLD Roland-Leclerc de Trois-Rivières. Dans certaines sections du bâtiment, il était impossible de trouver un préposé.

«Il manquait huit travailleurs. Quand tu es trois préposés pour un bâtiment entier, c'est certain que les services ne sont pas ceux pour lesquels les familles paient», a conclu Pascal Bastarache.

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