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Enquête de l'Ordre des psychologues

Coupable d'avoir exercé illégalement la psychothérapie

Agence QMI

Marie-Micheline Corbin, une femme qui se prétendait psychothérapeute sur les réseaux sociaux, a été trouvé coupable d'avoir usurpé ce titre professionnel et d'avoir pratiqué illégalement la psychothérapie.

En 2015, l'Ordre des psychologues du Québec a lancé une enquête après avoir eu vent d'informations selon lesquelles Mme Corbin se faisait passer pour une psychothérapeute, sans en avoir la formation.

Afin de tester cette allégation, l'Ordre a envoyé à deux reprises une enquêtrice souffrant d'un problème fictif de dépression chez Mme Corbin. «Lors de la première rencontre avec la défenderesse, celle-ci lui déclare être psychothérapeute et naturopathe. Elle explique travailler avec l’énergie, le respirateur, l’ancrage et qu’elle débloque les émotions», peut-on lire dans le jugement.

Une psychologue, Lorraine Beauchemin, a analysé les enregistrements de ces rencontres et a déterminé que Marie-Micheline Corbin utilisait des techniques liées à la psychothérapie lors de ses interventions.

Or, l'accusée n'a jamais été inscrite à l'Ordre des psychologues du Québec et n'a jamais démontré qu'elle est titulaire du permis de psychothérapeute. Le Tribunal a donc conclu qu'elle avait usurpé le titre professionnel de psychothérapeute.

«Cette décision déterminante vient consacrer pour la première fois devant les tribunaux la façon dont il faut comprendre la définition de la psychothérapie prévue par la loi. Il faut aussi rappeler que c'est pour protéger le public que le législateur a choisi de réserver les activités à haut risque de préjudice, comme l'exercice de la psychothérapie, aux seules personnes ayant la formation et les compétences requises pour les exercer», s'est réjouie la présidente de l'Ordre, la psychologue Christine Grou, dans un communiqué publié mercredi.

Marie-Micheline Corbin, qui n'était pas représenté par un avocat, n'a pas assisté à la présentation de la preuve amassée contre elle. La présentation des arguments sur la peine par les partis se fera à une date ultérieure.