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Élections

La CAQ appréhende une vague de nominations partisanes libérales

Marc-André Gagnon | Journal de Québec

Simon Clark/Agence QMI

En plus de condamner le retour de Dominique Savoie dans un poste de sous-ministre, la Coalition avenir Québec déplore deux nominations partisanes libérales entérinées mercredi par le cabinet de Philippe Couillard.

«Il faut que ça cesse les nominations partisanes. [...] C’est inacceptable. Les Québécois sont tannés, sont écœurés de ce genre de retour d’ascenseur-là», a plaidé le député caquiste Simon Jolin-Barrette, jeudi matin.

Le porte-parole caquiste en matière de justice, qui considère que Mme Savoie ne mérite pas de retrouver un poste de sous-ministre, en a surtout contre les nominations de deux autres personnes au «passé libéral notoire» qui ont été effectuées mercredi.

Ainsi, dès lundi prochain, François Émond, l’actuel chef de cabinet du président du Conseil du trésor, Pierre Arcand, deviendra régisseur à la Régie de l’Énergie.

Maraine Gervais Cloutier, une comptable qui a travaillé de 2014 à 2016 au bureau de comté de la députée libérale de Hull, Maryse Gaudreault, a pour sa part été nommée membre de l’Office des professions du Québec par le conseil des ministres du gouvernement Couillard.

Un «prélude»

«C’est un prélude à une vague de nominations qu’on présume qui va arriver au cours des prochaines semaines, avant les élections», a dénoncé le député caquiste de Borduas.

M. Jolin-Barrette trouve la situation particulièrement inquiétante en ce qui concerne M. Émond, qui travaille dans les cabinets de ministre libéraux depuis plus de 15 ans.

Il était notamment directeur de cabinet du ministre des Ressources naturelles, jusqu’à Pierre Arcand soit nommé au Conseil du trésor.

La CAQ y voit un problème d'indépendance judiciaire. «La Régie de l’énergie c’est un tribunal administratif, a rappelé le député caquiste de Borduas. [...] Elle est chargée de trancher les litiges entre le gouvernement pour fixer les taux au niveau de la Régie de l’Énergie. On se retrouve dans une situation où quelqu’un qui était directeur de cabinet va se retrouver assis sur le banc de l’autre côté, à trancher en fonction de l’augmentation [des taux] qui est demandée par le gouvernement du Québec. C’est inacceptable.»

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