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Rejet de la dernière offre patronale

Les professeurs de l'UQO brandissent la menace d'une grève

Agence QMI

ARCHIVES, TVA NOUVELLES

Les professeurs de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) ont rejeté la contre-offre de leur employeur dans une proportion de 71 % lors d’un vote tenu vendredi.

«Nous avons rejeté cette contre-offre de l'administration parce que nous refusons de sacrifier la démocratie syndicale, l'équité de traitement entre les professeures de Saint-Jérôme et de Gatineau, l'insertion professionnelle des nouveaux professeurs, le recours à la justice face aux atteintes par l'administration de l'UQO au Code du travail et le traitement salarial méprisant qui ferait de nous les professeurs les moins bien payés du réseau de l'Université du Québec, a affirmé Louise Briand, présidente du Syndicat des professeures et professeurs de l'Université du Québec en Outaouais-CSN (SPUQO).

«Nous considérons cette dernière offre dérisoire, irrespectueuse du travail des professeurs et de la réalité de la communauté universitaire tout entière.»

Les membres du syndicat ont par ailleurs voté vendredi afin de soumettre la dernière proposition syndicale à un arbitre du ministère du Travail. Les syndiqués ont aussi adopté une résolution de grève générale «si aucune entente de principe n'est convenue en date du 10 mars prochain ou si l'université n'a pas signé le formulaire prescrit par le ministère du Travail afin d'obtenir la nomination d'un arbitre de différend à la même date».

Vendredi, après le vote, la direction de l’UQO s’est dite «très déçue» du rejet de son offre. «L’offre présentée par la partie patronale allait à la limite de ce que l’UQO peut offrir», a souligné l’université dans un communiqué.

Concernant la menace de grève, l’institution a indiqué que «cette décision, si elle se concrétise, aurait des conséquences importantes, et ce, tant pour les étudiants et les étudiantes que pour l’ensemble de la communauté universitaire».

Le syndicat compte environ 250 membres.

La convention collective des professeurs de l’UQO est échue depuis le 1er mai 2015. Le vote de vendredi met fin au processus de négociation et de conciliation entre les parties, a souligné l’UQO.