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Corps de police indépendant

La nouvelle structure de l’UPAC en place d’ici l’été

Marc-André Gagnon | Agence QMI

 - Agence QMI

Le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, souhaite que la nouvelle structure de l’Unité permanente anticorruption (UPAC), comme corps de police indépendant, soit mise en place d’ici l’été.

M. Coiteux souhaite notamment que les nouveaux commissaires adjoints de l’UPAC, dont les responsabilités sont édictées dans la loi adoptée la semaine dernière par la majorité libérale, soient nommés d’ici l’été.

Le ministre de la Sécurité publique se donne le même objectif en ce qui a trait au fameux comité de surveillance chargé de garder un œil sur l’administration de l’UPAC, en plus de faire rapport à l’Assemblée nationale.

«J’espère bien qu’on sera capable de le mettre en place d’ici l’été prochain, a indiqué le ministre Coiteux, lors d’une conférence de presse au Saguenay–Lac-Saint-Jean, lundi matin.

«Donc on va, le plus rapidement possible, a-t-il continué, enclencher le processus visant à ce qu’on puisse avoir des candidatures qui pourront être soumises par le premier ministre aux chefs des oppositions, parce que le comité de surveillance, il sera désigné aux deux tiers de l’Assemblée nationale.»

Climat de travail

Le ministre a réaffirmé sa volonté de s’attaquer dès maintenant à l’amélioration du climat de travail au sein de l’UPAC.

Rappelons que selon l’Association des policiers provinciaux du Québec (APPQ), le climat de travail au sein de l'organisation serait tellement «pourri» que plus de la moitié des enquêteurs prêtés à l’UPAC préféreraient regagner les rangs de la Sûreté du Québec.

M. Coiteux a souligné que des travaux impliquant le ministère de la Sécurité publique, le commissaire de l’UPAC, Robert Lafrenière, de même que des représentants de la Sûreté du Québec et du syndicat des policiers provinciaux ont été entamés.

« Il y a une réunion qui s’est tenue pas plus tard que la semaine dernière dans un très bon climat, a-t-il rapporté. [...] C’est très clairement notre intention, comme ministère de la Sécurité publique, d’appuyer les parties pour que des actions soient mises de l’avant.»

L’un des enjeux concerne notamment les prêts de service, qui se poursuivront même si l’UPAC est désormais un corps police à part entière. Il s’agit, pour l’instant, de trouver «le meilleur système de prêt de service», considère M. Coiteux.

«À terme, l’UPAC va être en mesure d’engager ses propres ressources sans recourir à des prêts de service, notamment en provenance de la Sûreté du Québec, mais ça, c’est à plus long terme. [...] En attendant, il va y avoir encore des prêts de service», a prévenu le ministre.

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