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Intrarosa

Le «viagra féminin» bientôt au Canada

TVA Nouvelles

Un médicament pour augmenter la libido des femmes ménopausées sera bientôt disponible sur le marché canadien. L'inventeur du «viagra féminin» a presque terminé la construction de son usine à L'Ancienne-Lorette.

L'endocrinologue québécois Fernand Labrie est l'inventeur de l'Intrarosa surnommé le «viagra féminin». Le produit déjà en vente aux États-Unis et en Europe et Santé Canada devrait l'approuver au cours des prochains mois.

Les femmes ménopausées sécrètent moins de l'hormone déhydroépiandrostérone appelée DHEA. Cette baisse cause certains problèmes de sécheresse vaginale, d'irritation et de panne de désir sexuel.

Ce traitement est le fruit de très longues recherches. Il consiste en un comprimé, appelé «ovule», fait de gras de palmier qui contient une petite quantité de DHEA.

«On offre aux femmes une nouvelle approche où il n'y a pas d'effets secondaires. Avec l'oestrogène, il y avait toujours la crainte du cancer du sein ou des thromboses. Nous ce qu'on a découvert, c'est la vraie cause de la ménopause qui est la diminution de DHEA», explique le Dr Labrie.

Même si le médicament n'est pas encore sur les tablettes ici, la construction de l'usine de fabrication, située à L'Ancienne-Lorette, est bien entamée.

Les «ovules» sont présentement fabriqués à Mont-Saint-Hilaire. À l'usine de L'Ancienne-Lorette, 300 millions d'applicateurs seront conçus à partir de cet été.

Le Dr Labrie entend rapatrier la production globale de l'Intrarosa à L'Ancienne-Lorette au cours des deux prochaines années, ce qui créera une centaine d'emplois.

Le marché du «viagra féminin» s'avère plus que prometteur puisque trois millions de Canadiennes souffriraient de troubles reliés à la ménopause et ce nombre explose à 700 millions de femmes dans le monde.

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