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Croissance anticipée des ventes en Asie

Les acériculteurs québécois en avance sur les Américains

Diane Tremblay

 - Agence QMI

Le ministre Laurent Lessard lance la saison des sucres 2018 avec

Le Journal de Québec

Le retrait des États-Unis de l’entente de Partenariat transpacifique (PTP) laisse le champ libre aux acériculteurs du Québec, qui anticipent une croissance des ventes sur les marchés asiatiques.

Le protectionnisme américain devrait permettre aux producteurs québécois de jouir d’une position concurrentielle dans les 12 pays membres du PTP, affirme le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Laurent Lessard.

«Le nouvel accord Asie-Pacifique nous donne un avantage stratégique parce que le sirop américain ne sera pas sur les mêmes marchés étant donné leur retrait de cette entente», a-t-il indiqué.

«Lorsqu’il y a des alternatives d’approvisionnement moins coûteuses, il y a nécessairement une opportunité. Il faut au moins profiter des accords que l’on a pendant que l’on renégocie des accords que l’on avait déjà», a-t-il ajouté.

Croissance anticipée

Les prochaines années s’annoncent favorables à l’industrie, puisqu’on envisage une hausse de la production qui passera de 118 à 185 millions de livres d’ici sept ans.

«Il reste encore du potentiel à développer. On a beaucoup d’ambition», a affirmé M. Lessard.

Au moment où la saison des sucres s’amorce dans le sud du Québec, les producteurs salivent déjà devant les perspectives offertes par les accords commerciaux signés par le Canada.

En 2017, les acériculteurs québécois n’ont jamais vendu autant de sirop d’érable. Ils ont atteint un nouveau sommet avec plus de 118 millions de livres vendues, ce qui représente une hausse de 100 % sur sept ans.

«On fait des efforts considérables pour agrandir notre marché», a ajouté de son côté Serge Beaulieu, président de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec.

Taxe sur le sucre

L’Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Union européenne permettra d’éliminer une taxe sur le sucre touchant les produits de l’érable qui variait de 8 % à 16 %.

Les producteurs ont lancé dernièrement une offensive pour promouvoir leurs produits au Royaume-Uni, en Allemagne ainsi qu’en Inde. Les producteurs recevront en moyenne 2,80 $ la livre, ce qui représente le statu quo par rapport à l’an dernier. Cela devrait se répercuter par une stabilité dans les prix pour les consommateurs.

Le Québec est responsable de 72 % de la production mondiale de sirop d’érable, les États-Unis de 20 % et le reste du Canada de 8 %.

L’industrie en chiffres

- 13 700 acériculteurs dont 282 nouveaux producteurs depuis 2017

- 45 millions d’entailles

- 600 millions de dollars de retombées économiques

- 10 000 emplois à temps plein

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