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La SQ doit intervenir

Le conflit s'envenime à l'Aluminerie de Bécancour

Ghislain Morissette | TVA Nouvelles 

La Sûreté du Québec (SQ) a dû intervenir à nouveau sur les piquets de grève de l’Aluminerie de Bécancour (ABI) jeudi matin.

Des syndiqués ont bloqué l’entrée à un véhicule de l’Aluminerie, ce qui a forcé la police à agir.

Une injonction du tribunal les oblige pourtant à laisser entrer les cadres et les sous-traitants, ce qui serait respecté, mais seulement à l'entrée principale.

Mercredi, TVA Nouvelles révélait que des syndiqués auraient délibérément placé des clous au sol afin de provoquer des crevaisons.

Plus de 1000 employés sont en lock-out depuis le 11 janvier. La SQ a confirmé devoir intervenir fréquemment sur les piquets de grève.

Lundi, les syndiqués ont refusé de laisser passer un autobus jusqu'à l'arrivée des policiers.

Le porte-parole du syndicat des Métallos, Clément Masse, soutient qu'il s'agit de fausses allégations n'ayant pour but que de ternir l'image des syndiqués.

La situation ne s'améliore donc pas, pourtant, il y a deux semaines, les deux parties avaient affirmé vouloir reprendre les négociations et le conciliateur devait les convoquer à une rencontre qui n'a toujours pas eu lieu.

Le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, dit se sentir impuissant devant ce conflit dans lequel les décisions se prennent à un niveau supérieur, bien au-dessus du syndicat ou de la direction locale de l'usine.

Il continue souhaiter qu'une entente soit conclue rapidement pour le bien des travailleurs, de l'usine et de la région.

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