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Val-Bélair

Un ex-militaire trouvé coupable de voies de fait armées

Kathleen Frenette | Agence QMI

 - Agence QMI

Dalton Stanvick

Courtoisie

Un ancien militaire accusé de voies de fait armées et de voies de fait graves qui a offert à la Cour un témoignage «incohérent, invraisemblable et contradictoire» a été trouvé coupable par la juge Johanne Roy, vendredi, au palais de justice de Québec.

Dalton Stanvick n’a pas semblé très perturbé lorsque la présidente du Tribunal lui a demandé de se lever pour recevoir son verdict.

Détenu depuis un peu plus d’un an, c’est de manière attentive, mais parfois exaspérée que l’homme de 24 ans a écouté le récit des faits qui l’ont mené en détention.

Arrivé à Val-Cartier en janvier 2014 et agissant à titre de militaire au sein du 5e régiment du génie de combat, Stanvick sortait tout juste de thérapie pour régler des problèmes liés à l’alcool et aux drogues lorsqu’il s’est rendu dans une résidence de Val-Bélair, en novembre 2016, pour y acheter des stupéfiants.

Prétextant avoir «perdu son portefeuille» Stanvick est entré dans la chambre du vendeur où était cachée la drogue.

Lorsqu’il s’est fait prendre, il a agressé violemment le vendeur et son amie à l’aide d’un couteau muni d’une lame de 12 cm.

«Les événements vécus par les plaignants sont hautement traumatisants. Leurs témoignages ne sont pas identiques sur le parcours de l’agression et le rôle de chacun, mais le cadre général du point de départ et de l’évolution de l’attaque est logique et cohérent», a souligné la juge Roy.

Qui plus est, pour elle, le témoignage de l’accusé ne concorde en rien avec la preuve recueillie par les policiers ni avec les graves blessures subies par les deux victimes.

Au sortir de la salle, l’homme et la femme se sont dits soulagés de voir que leur version avait été crue par le Tribunal, mais surtout très contents de pouvoir enfin mettre cette histoire derrière eux.

«Je suis en choc post-traumatique. J’ai frôlé la mort. Mais j’ai aussi grandi de cette histoire. La vie, on peut la perdre du jour au lendemain et parfois, ça prend un événement comme celui-là pour faire des changements», a dit celui qui a vendu les stupéfiants à Stanvick et qui doit faire face à la justice pour cette infraction.

«On a changé des choses, on va mieux. Dalton va pouvoir avoir l’aide nécessaire et l’encadrement qu’il lui faut. Ça change une vie, mais on est résilient. Je n’avais jamais eu affaire avec la justice, mais je suis contente de voir qu’elle nous a donné raison», a dit, pour sa part, la jeune femme qui s’est retrouvée mêlée à toute cette histoire bien malgré elle.

Les représentations sur la peine auront lieu le 4 mai prochain.

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