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Manque d’investissements en prévention

Obésité chez les bambins: on se dirige vers une «catastrophe sociale»

TVA Nouvelles

Les enfants québécois ne bougent pas suffisamment, selon la plus récente analyse de l’Observatoire des tout-petits.

Concrètement, près du tiers des petits de 3 à 5 ans ne sont pas assez actifs physiquement, à un âge où l’exercice physique devrait être une priorité.

Ce portrait préoccupant ne surprend pas Corinne Voyer, directrice de la Coalition poids.

«On est de plus en plus sédentaire comme société. On a des problèmes d’obésité, de maladies chroniques et jusqu’à présent, on n’a pas pris cette problématique-là suffisamment au sérieux», a-t-elle expliqué en entrevue au Québec Matin.

Elle ajoute que les investissements en prévention ne sont pas suffisants.

«On le voit, ça commence déjà entre 3 et 5 ans. On adopte des comportements sédentaires. Des données montrent que le tiers des enfants ont une problématique de poids à 3 ans», souligne-t-elle.

Dans les faits un enfant avant 5 ans devrait bouger minimalement chaque jour trois heures. Après 5 ans, cette période devrait être de 60 minutes minimalement.

«Ça doit être actif un enfant, puis on est un peu trop devant nos écrans», indique-t-elle.

Manque d'investissements

La directrice de la Coalition poids, explique que des politiques pour bien bouger et bien manger dans les CPE sont également en place, mais que malheureusement, les fonds nécessaires pour les appliquer ne sont pas au rendez-vous.

«Il faut accompagner les milieux pour qu’ils puissent passer à l’action. Il y a des milieux qui performent bien, mais des places où c’est plus difficile», détaille Mme Voyer.

Selon elle, si on ne s’occupe pas des milieux de vie des tout-petits, on se dirige vers une «catastrophe sociale».

Les consultations pour le prochain budget sont en cours, et la prévention de l’obésité ne fait pas partie des éléments de consultation.

«Il n’y pas de plan d’action et les sommes ne sont pas au rendez-vous», se désole-t-elle.

Corinne Voyer recommande aux parents d’éviter de soumettre leurs enfants de moins de deux ans à un écran.

«Limitez le plus possible l’écran et encouragez-les à aller jouer dehors», suggère-t-elle.

Elle invite également les parents à éviter les jus et les boissons sucrées et à les réserver pour des occasions spéciales.