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Ouest du Québec

Risques d’inondations printanières

Vincent Larin | Agence QMI

Ce printemps devrait être marqué par des épisodes de pluie fréquents qui pourraient mettre de la pression sur les rivières du Québec, selon des modèles météorologiques à long terme.

Cette situation touchera surtout l’ouest du Québec, d’après les récentes prévisions. Elle s’explique en partie par un système météo qui se met présentement en place et qui créera une sorte de couloir d’air froid.

«Ça va dépendre des précipitations qui arrivent en mars-avril. C’est surtout ça que les gens redoutent. Si le printemps est très arrosé, c’est là qu’on craint des inondations», décrit le météorologue Gilles Brien.

Beaucoup de nuages

«La trajectoire principale devrait traverser la région des Grands Lacs, ce qui entraînera un plus grand nombre de jours de neige et de pluie en Ontario et dans l’ouest du Québec», indique à son tour le météorologue d’AccuWeather, Brett Anderson, sur le site internet du réseau.

Cette situation pourrait contribuer à venir gonfler le débit des cours d’eau au Québec. Mais les risques d’inondations s’expliquent aussi par les sols qui sont déjà gorgés d’eau par les chutes de neige importantes de cet hiver, explique M.Brien.

Ces dernières risquent aussi de contribuer à rendre le printemps prochain plus gris et pluvieux.

«Les sols risquent d’être très saturés d’eau et donc lorsque le soleil du printemps va les chauffer, ça vient créer de l’évaporation et donc plus de nuages. Et qui dit plus de nuages, dit un temps un peu plus frais que la normale», décrit le météorologue.

La couche de glace plus importante que la normale qui recouvre présentement les Grands Lacs devrait contribuer à des températures plus fraîches dans l’est du pays ce printemps, y compris au Québec, indique le site de prévision météorologique AccuWeather.

Moins pire que l’an dernier

Du côté du gouvernement, on dit surveiller la situation de près.

Déjà, quelques débordements de rivières ont été constatés la semaine dernière, mais leurs niveaux revenaient peu à peu à la normale cette fin de semaine, explique le chef de service au Centre des opérations gouvernemental, Jean Savard.

«Nous sommes en lien constant avec les endroits où il y a des zones sinistrées et où il pourrait y avoir des risques [d’inondation]», explique-t-il.

La situation s’annonce toutefois bien moins pire que lors des inondations du printemps dernier, selon M. Savard.

Au plus fort de la crise, pas moins de 5371 résidences avaient été inondées.

Fin du froid extrême

Les températures extrêmement froides qu’a connues la province en janvier pourraient bien être derrière nous, estime le météorologue Gilles Brien. « On constate que le vortex polaire s’est déplacé plus à l’est et que c’est maintenant l’Europe qui connaît des épisodes de froid », explique-t-il. Le Québec a connu un redoux ces derniers jours, ce qui n’empêchera pas la température de redescendre éventuellement proche des moyennes de saison, soit -2 degrés en mars.

Peut-être un record

Si la tendance se maintient, les chutes de neige vont dépasser la moyenne historique cette année à Montréal. Avec environ 203 cm déjà tombés, la moyenne de 210 cm pour toute la saison sera atteinte. Surtout que le mois de mars nous réserve toujours quelques bonnes bordées, indique le météorologue Gilles Brien. En moyenne en mars, on peut recevoir près de 37 cm de neige puis 14 autres cm de flocons en avril.

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